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Depuis plusieurs semaines, la chanteuse et actrice américaine est au cœur d’un débat sur les réseaux sociaux. Au centre de la polémique ? Une robe babydoll que certains jugent trop « enfantine ».
Le vendredi 28 mai, Olivia Rodrigo a fait beaucoup parler d’elle sur les réseaux sociaux. Invitée du podcast du New York Times, la chanteuse est revenue sur la polémique qui l’entoure depuis plusieurs semaines : une robe d’inspiration « babydoll » portée sur scène, qui n’a pas fait l’unanimité.
Une apparition sur scène qui embrase les réseaux
Tout remonte au 9 mai 2026. Olivia Rodrigo se produit à Barcelone dans le cadre du Billions Club, un programme live de Spotify qui met en avant les artistes les plus écoutés de la plateforme. Pour cette performance, elle opte pour une robe fleurie à manches bouffantes, courte, s’arrêtant juste au-dessus des cuisses. Il s’agit d’un modèle classique de type « babydoll dress », qu’elle associe à une paire imposante de bottes en cuir noir Dr. Martens montant jusqu’aux genoux. Ce look s’inscrit directement dans l’esthétique punk et romantique qui accompagne la promotion de son prochain album « You seem pretty sad for a girl so in love ». L’univers visuel de ce projet, notamment la pochette où elle apparaît sur une balançoire vêtue d’une robe babydoll rose avec des talons et des chaussettes blanches, prolonge cette même inspiration. Plus largement, la robe babydoll fait partie intégrante de son style, qu’elle a déjà exploré à plusieurs reprises. Pourtant, ce jour-là, la tenue déclenche une polémique : sur les réseaux sociaux, certains la jugent inappropriée et la comparent à une tenue « infantilisante » voire « sexualisée », ce qui alimente un débat en ligne.
Face à l’ampleur des réactions, Olivia Rodrigo prend la parole dans le podcast du « New York Times ». Elle explique avoir été surprise par la controverse : « Je ne trouvais pas du tout que j’avais l’air sexy là-dedans. Je me disais : « C’est tellement cool. J’ai l’impression de ressembler à Kathleen Hanna ou Courtney Love, toutes ces personnes que j’admire. Je me sentais bien et à l’aise. » Elle ajoute que ce type de réactions révèle, selon elle, une forme de banalisation pédophilie dans la culture contemporaine.
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Les origines de la robe babydoll
Apparue dans les années 1940-1950, la robe babydoll désigne à l’origine des nuisettes courtes et légères imaginées par la designer américaine Sylvia Pedlar. Son nom évoque avant tout une idée de douceur et de légèreté, en référence à l’univers des vêtements de nuit, et non à l’âge de celles qui la portent, tandis que sa coupe courte répondait à des contraintes économiques liées à la Seconde Guerre mondiale, notamment une réduction d’environ 15 % de l’utilisation de tissu pour les vêtements féminins aux États-Unis. Quelques années plus tard, le concept est repris en Europe. En 1958, Cristóbal Balenciaga en propose une nouvelle interprétation dans une collection marquante, popularisée notamment par des figures comme Twiggy et Brigitte Bardot, qui en font un symbole de liberté face aux codes vestimentaires plus stricts de l’époque.
Twiggy porte une robe babydoll en 1967©Bettmann Getty Images
Au fil du temps, la babydoll devient ainsi un vêtement associé à l’esprit rebelle, notamment dans les années 1990 avec la scène grunge portée par des artistes comme Courtney Love. Tombée ensuite en désuétude, elle revient aujourd’hui sur le devant de la scène dans les collections 2026 de grandes maisons comme Miu Miu, Chloé ou Ann Demeulemeester, qui la réinterprètent dans des versions contemporaines. Elle séduit également de nombreuses popstars actuelles, comme Sabrina Carpenter, Addison Rae ou Ariana Grande, contribuant à son retour comme pièce phare d’une esthétique à la fois romantique et moderne.
Défilé Miu Miu printemps-été 2026©Spotlight
2026-05-30 18:00:00
