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A 35 km de Paris, le Parc Astérix vit sa meilleure vie depuis 1989. Au programme, des attractions pour toutes les tranches d’âges, des manèges et spectacle accessibles aux tout-petits aux montagnes vertigineuses réservées à des visiteurs avides de sensations fortes. Le parc du petit Gaulois garde la tête haute non loin de Disneyland Paris qui a ouvert en 1992. On essaye de comprendre le comment du pourquoi.
« On est à la fois concurrents et complémentaires, explique Guy Vassel, directeur général adjoint du Parc Astérix. L’arrivée de Disney a eu un effet boule de neige pour tous les parcs d’attractions français. » Chez Astérix et ses potes, il y en a vraiment pour tous les goûts de façon à attirer un public majoritairement francophone. « C’est un parc français, ambitieux, conçu pour tout le monde puisse y trouver son compte », analyse Benjamin Charles, président et fondateur du podcast Puissance Parcs.
Trouver l’équilibre
Avec ses montagnes russes comme Tonnerre de Zeus, Goudurix, Toutatis, Oziris ou Goudurix, le Parc Astérix donne l’impression d’être conçu pour les adultes. « On voit beaucoup ces attractions, puisqu’elles visuellement impressionnantes et en extérieur. Mais la réalité est que sur quarante-cinq attractions, nous n’en avons que huit qui sont à sensation fortes, tempère Guy Vassel. Cela veut dire que toutes les autres sont accessibles aux familles et quinze d’entre elles sont faites pour les tout-petits. »
Pour autant, les sensations se vendent bien. « Ces manèges attirent du monde car ils sont facilement vendeurs, déclare Benjamin Charles. On peut citer des chiffres et montrer des images spectaculaires qui restent en tête. » Toutatis et ces 110 km/h et ses 51 mètres de haut fait un bel effet d’aimant pour certains visiteurs mais ce type d’attractions ne peut suffire à assurer la viabilité d’un parc. « Il ne faut pas oublier que les jeunes adultes n’ont pas le même pouvoir d’achat que les familles une fois sur place », insiste Benjamin Charles.
Les familles majoritaires
Le public du Parc Astérix se compose majoritairement de familles venues avec leurs enfants. Les membres se séparent pour profiter des différentes offres du parc et se retrouvent pour vivre certains manèges ou spectacles ensemble.
« Une année, on va faire une attraction à sensation, puis l’année suivante, peut-être un spectacle, puis une attraction pour les petits. Ce sont des cycles de cinq ans ce qui est très courant dans notre profession. »
Cet équilibre entre grosses nouveautés et réalisation moins coûteuse est parfaitement au point. « 2026, c’est l’année entre eux, il n’y a pas de grande attraction, analyse Benjamin Charles. Il n’y a pas de nouveauté majeure. Ils ont compensé en faisant une saison festival avec un nouveau spectacle nocturne très ambitieux. »
Astérix et la potion d’étoiles et ses trois cent cinquante drones terminent la journée en beauté après la découverte de la nouvelle zone égyptienne. « On écoute beaucoup nos visiteurs pour trouver un équilibre dans tous nos projets. Chaque jour, on interroge deux cent d’entre eux sur le parc », insiste Guy Vassel.
Astérix s’expatrie
Rien n’arrête plus les irréductibles Gaulois qui se préparent maintenant à conquérir la Germanie. C’est en Allemagne que se prépare leur nouveau défi, au parc Belantis, près de Leipzig. « Les Allemands adorent Astérix, explique Guy Vassel. Il se vend autant d’albums en Allemagne qu’en France. ». Des investissements d’environ cent millions d’euros sont prévus sur plusieurs années avant qu’Astérix et Obélix règnent sur ce parc racheté par la Compagnie des Alpes qui possède aussi le parc français.
« Plutôt que d’essayer de draguer des gens à l’international, il y a précisément une politique de créer des parcs Astérix dans plusieurs pays, pour que plusieurs pays aient leur destination, précise Benjamin Charles. C’est un système qui fonctionne très bien pour certains grands parcs américains. »
On pense à la franchise Disney bien sûr, mais aussi à Universal.
Notre dossier sur les Parcs d’attraction
Cela débute en douceur dès 2026. « On a ouvert la Forêt d’Idéfix, cinq petites attractions pour les enfants et on va développer les nouvelles zones tous les ans, explique Guy Vassel. Dans les années à venir, on va faire naître de nouvelles attractions qui vont permettre d’ici 2030-31, d’en faire un Parc Astérix à part entière sur le même principe que celui qui se trouve en France avec le même équilibre entre famille et jeunes adultes. » Nul doute que leur expertise fera des étincelles pour appliquer la recette qui a su attirer un large public.
2026-08-10 10:52:52
