mercredi, août 26, 2026
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Place nette XXL à Toulouse : plus de deux ans après cette opération, qui sont les dix personnes jugées pour trafic de drogue à la Reynerie ?


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l’essentiel
Dix prévenus, cinq détenus et cinq comparaissant libres, sont jugés depuis mardi devant le tribunal correctionnel de Toulouse dans le dossier du point de deal d’Auriacombe, à La Reynerie. Âgés de 21 à 45 ans, pères de famille pour certains, sans emploi ou insérés professionnellement pour d’autres, ils présentent des parcours très différents. Tous ou presque contestent surtout la place que l’enquête leur attribue dans le trafic. 

Ils sont dix, alignés mardi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Cinq arrivent de détention, les cinq autres comparaissent libres. Derrière les qualifications de trafic de stupéfiants et de blanchiment, derrière aussi les surnoms relevés par les enquêteurs, se dessinent des profils très différents. Le onzième prévenu initialement attendu, Abdelmadjid, ne sera finalement pas jugé avec eux : son dossier a été renvoyé. Son avocat, Me Daniel Molina, conteste l’expertise de son téléphone, réalisée à Monaco. 

Au centre de l’affaire, les deux frères Mehdi et Reda. Mehdi, 33 ans, séparé et père de deux enfants de 10 et 6 ans, dit avoir vécu de la revente de véhicules d’occasion. Interpellé en Espagne, il est présenté par l’enquête comme l’un des hommes occupant le sommet du trafic. Son casier comporte douze condamnations, dont sept liées aux stupéfiants. À la barre, il conteste pourtant toute implication dans le réseau d’Auriacombe.

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Reda, son frère, reconnaît seulement les stupéfiants retrouvés chez lui. « Rien à voir avec le réseau d’Auriacombe », assure-t-il. Les enquêteurs le désignent sous le surnom de « Manu » et lui attribuent un rôle important dans l’organisation, notamment à partir des sonorisations d’une Renault Clio.

Des confidences nombreuses 

À 21 ans, Laouari est le plus jeune. Il vivait chez ses parents et travaillait dans le bâtiment. Son casier était vierge au moment de l’instruction. Le président le décrit comme un « personnage charnière ». Lui reconnaît avoir déjà ravitaillé le point de deal mais conteste la place centrale que lui prête l’accusation.

Jennat, 30 ans, ancienne esthéticienne et ex-compagne de Mehdi, comparaît pour blanchiment. Ses conversations téléphoniques, dans lesquelles elle évoquait notamment l’argent qui circulait autour d’Auriacombe et le rôle supposé de son ancien compagnon, occupent une place importante dans le dossier. « Je reconnais tout ce que j’ai dit, ce sont des on-dit de dehors », se défend-elle. « Vous avez la langue bien pendue. Vous nous plantez le décor », lui répond le président.

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Aziz, 45 ans, est le doyen. Séparé, père de six enfants, bénéficiaire de l’allocation adulte handicapé, il a déjà été condamné pour des faits de drogue. Lors de l’enquête, il avait reconnu avoir joué le rôle de « nourrice ». Près de 11 kilos de cannabis avaient été retrouvés chez lui, ainsi que 2 000 euros, une télévision neuve et un jet-ski.

Abdelkader, 22 ans, vivait chez ses parents et n’avait jamais travaillé. Son casier était déjà chargé. Les enquêteurs le connaissent sous le surnom de « K2 » et lui attribuent un rôle dans la gestion du point de deal. « Je suis pas le gérant, je suis une petite main », réplique-t-il.

« Rien à voir avec ce réseau »

Mohamed, 28 ans, marié et père de deux enfants, a travaillé comme cuisinier puis chauffeur-livreur. Soupçonné d’avoir servi de nourrice, il balaie les accusations : « Je reconnais rien du tout. » Slimane, 33 ans, séparé et père d’un enfant, affirme pour sa part avoir quitté depuis longtemps cet univers : « J’ai raccroché les crampons. » Les enquêteurs l’identifient pourtant derrière le surnom de « Slip ».

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Sammy, domicilié chez ses parents et employé dans la plomberie et le chauffage, conteste lui aussi son implication. Anthony, 35 ans, séparé, père de deux enfants et sans profession, reconnaît seulement avoir déjà servi d’intermédiaire pour de petites quantités de drogue, mais « rien à voir avec ce réseau ».

Dix parcours, dix versions et presque autant de manières de minimiser le rôle attribué par l’enquête. « Si on fait la synthèse, devant nous, on n’a pas un réseau de drogue », finit par ironiser le président. « On s’est bien mis le doigt dans l’œil », ajoute-t-il. Le procès se poursuit jusqu’à mercredi.



2026-08-25 21:00:58

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