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Du 10 avril au 2 août 2026, le Musée d’Art Moderne de Paris rend hommage à la célèbre photographe. L’exposition « Lee Miller » retrace le parcours d’une femme exceptionnelle. Pour l’occasion retour sur son destin.
Née en 1907 à Poughkeepsie, dans l’État de New York, Elizabeth Miller – de son vrai nom – suit des études de théâtre et d’arts plastiques à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts. Dans les années 1920, elle est repérée par Condé Nast, fondateur du magazine américain « Vogue » et devient l’un de ses mannequins phares. En 1929, elle repart pour la Ville Lumière et rencontre le photographe et réalisateur français, Man Ray. En plus de son amante, Lee Miller devient sa muse.
Après sa rupture avec lui, Lee Miller rentre aux États-Unis et poursuit sa carrière de photographe en ouvrant son propre studio, assisté notamment par l’un de ses frères, Erik. Elle rencontre un riche homme d’affaires, Aziz Eloui Bey, qu’elle épouse et part vivre au Caire. Mais quelques années plus tard, elle plie bagage et retourne à Paris. C’est au tour de Pablo Picasso d’en faire sa muse avant qu’elle ne retrouve l’amour dans les bras du peintre Roland Penrose, figure du mouvement surréaliste. De leur amour naitra un fils, Antony Penrose, en 1947.
De mannequin à reporter de guerre
Puis, au début des années 1940, les deux artistes partent vivre en Angleterre. Lee Miller travaille alors pour la version britannique de « Vogue », en tant que photographe de mode. Mais elle souhaite faire davantage et participer à l’effort de guerre, à sa manière. Pour ce même média, elle demande une accréditation pour être correspondante de guerre de l’US Army. Lorsqu’elle l’obtient, elle fait partie des très (très) rares femmes à être envoyées en zone de conflit en tant que journaliste. Dès 1944, elle part au front, dans les hôpitaux, assiste au Débarquement en Normandie et est l’une des premières civiles à pénétrer dans le camp de Dachau. Elle tire également le portrait de nombreuses femmes, infirmières, résistantes ou bien encore celles tondues à la Libération… Elle immortalise et rapporte des images chocs, symbolisant les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Son but ? Alerter le public sur ce qu’il se passe en Europe.
Une photo percutante
Ce n’est pas un cliché pris par Lee Miller mais bien une photo de Lee Miller qui va marquer l’histoire. Le 30 avril 1945, David E. Scherman (photographe pour « Life ») et elle se rendent dans l’appartement d’Hitler, à Munich, peu après l’annonce de son suicide. Ils y séjournent quelques jours. C’est à cette occasion que la jeune femme se déshabille et s’installe dans la baignoire du dictateur. Un portrait de ce dernier est posé en arrière-plan, et les bottes de la photographe salies par la boue et la poussière rapportées du camp de Dachau trônent sur le tapis. « L’endroit était en parfait état. […] Il n’était pas suffisamment vide pour être “loué” en l’état, mais un quart d’heure de ménage pour dépoussiérer les tasses aurait suffi pour le mettre à disposition d’un nouveau locataire à qui la présence de draps et de vaisselle “A.H.” ne gênerait pas, » a notamment déclaré Lee Miller à « Iconics Photos », en 1945.
Son odyssée macabre la hante toute sa vie. Devenue alcoolique et dépressive, elle abandonne sa carrière de reporter de guerre pour celle de photographe culinaire. Le 21 juillet 1977, Lee Miller décède des suites d’un cancer à l’âge de 70 ans.
2026-04-09 13:09:00
