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Le 3 juin, Juliette Binoche est de retour dans les salles obscures avec « En nous », un film documentaire où elle est aussi réalisatrice. L’occasion de se (re)plonger dans la carrière d’une actrice césarisée et oscarisée.
Juliette Binoche voit le jour le 9 mars 1964 à Paris. Elle grandit dans un environnement animé par l’art dramatique avec une mère actrice, Monique Stalens, et un père metteur en scène, Jean-Marie Binoche. Un penchant qu’elle assouvit aussi en étudiant dans plusieurs conservatoires dont celui national supérieur d’art dramatique.
Après quelques passages sur les planches puis dans des séries et spots publicitaires pour la télévision, l’aspirante comédienne ne tarde pas à conquérir le septième art. Le public la découvre déjà bouleversante sous la caméra de Jean-Luc Godard et André Téchiné, mais c’est avec un tout jeune réalisateur qu’elle va être révélée.
En 1991, « Les Amants du Pont-Neuf », sa seconde collaboration avec Leos Carax après « Mauvais Sang », démontre toute la virtuosité de sa palette d’actrice. Sa scène de danse avec Denis Lavant sur le pont reste l’un des moments emblématiques de l’histoire du cinéma. L’année d’après, elle se glisse dans la peau de l’héroïne brontëenne, Catherine Earnshaw, dans « Les Hauts de Hurlevent ». Un rôle où elle donne la réplique à Ralph Fiennes, transfiguré en Heathcliff. Déjà en 1988, ce penchant pour les adaptations littéraires transparaît avec « L’Insoutenable Légèreté de l’être » aux côtés de Daniel Day-Lewis, tiré du best-seller éponyme de Milan Kundera. C’est à Jean Giono qu’elle redonne toute ses lettres de noblesse avec « Le Hussard sur le toit » du cinéaste Jean-Paul Rappeneau.
Une actrice sacrée
Avec « Trois Couleurs : Bleu », le premier volet du triptyque de Krzysztof Kieślowski, c’est enfin l’heure de la consécration avec l’obtention du César de la meilleure actrice. Un long-métrage pour lequel elle est également sacrée à la Mostra de Venise avec la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine. Elle continue sur sa lancée en 1996 avec « Le Patient anglais », véritable succès critique et public, qui lui offre un Oscar et un BAFTA de la meilleure actrice dans un second rôle. Une performance également remarquée par le Festival de Berlin qui lui remet un Ours d’argent de la meilleure actrice.
Sous la caméra de Diane Kurys, elle campe une George Sand tiraillée par sa romance avec Alfred de Musset incarné par Benoît Magimel dans « Les Enfants du siècle ». Le duo d’acteur se retrouve vingt-quatre ans après pour « La Passion de Dodin Bouffant ».
À l’aube des années 2000, avec « Le Chocolat », les spectateurs la découvrent plongée dans les années 1950 face à Johnny Depp. Une décennie qui semble placée sous le signe de la romance que ce soit aux côtés de Jean Reno dans « Décalage horaire » ou dans « Coup de foudre à Rhode Island » avec Steve Carell.
La comédienne prête ses traits à la célèbre sculptrice française dans « Camille Claudel 1915 ». Elle nous donne rendez-vous en 2017 pour une comédie avec Camille Cottin et Lambert Wilson dans « Telle mère, telle fille ». En 2025, elle devient la présidente du 78e Festival de Cannes. C’est désormais en tant que réalisatrice qu’elle s’affirme avec « En nous ». Un film documentaire qui revient sur sa collaboration avec le chorégraphe britannique Akram Khan depuis 2007.
Voici Juliette Binoche en 14 films
2026-06-04 19:15:00

