lundi, juillet 20, 2026
AccueilActualitésDIRECT. Affaire Jubillar : "Le corps de Delphine a été jeté comme...

DIRECT. Affaire Jubillar : « Le corps de Delphine a été jeté comme une bête crevée dans un champ », l’avocat de la cousine réagit à l’identification des ossements


#DIRECT #Affaire #Jubillar #corps #Delphine #été #jeté #comme #une #bête #crevée #dans #champ #lavocat #cousine #réagit #lidentification #des #ossements


Les ossements retrouvés dans le champ sont ceux de Delphine Jubillar, d’après les analyses ADN

Les résultats d’ADN sont tombés ce dimanche 19 juillet. Les ossements retrouvés dans le champ sont ceux de Delphine Jubillar, indique BFMTV. Ce sont les experts de l’IRCGN (l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale), à Paris, qui étaient chargés de faire parler l’ADN.

 « Delphine pourra enfin avoir une sépulture »

« Sa sœur et ses frères ont eu connaissance de l’identification de Delphine. Ils restent unis dans leur douleur » a réagi Me Laurent de Caunes, avocat du frère et de la sœur de Delphine Jubillar. « Delphine pourra enfin avoir une sépulture et ils espèrent qu’elle bénéficiera du respect et de la discrétion qui conviennent à la belle personne qu’elle était. Ils sont aussi attentifs aux suites que la justice réservera à cette avancée vers la vérité. »

« Il faut que personne n’aille sur place et ne profane ces lieux. C’est déjà assez horrible ce que la famille a vécu », l’avocat de la cousine appelle à la retenue

« Le corps de Delphine a été jeté comme une bête crevée dans un champ »

« Ma cliente est très choquée de voir dans quelles conditions le corps de sa cousine a été jeté comme une bête crevée dans un champ », réagit Me Philippe Pressecq, avocat de la partie civile, qui représente Lolita, une cousine de Delphine. « C’est un jour important, on connaît désormais cet élément primordial qui nous manquait. Nous savons les conditions atroces dans lesquelles Cédric Jubillar s’est séparé du corps de son épouse. Cette façon de faire est atroce et permet d’éluder toute idée de mort par imprudence ».

Me Philippe Pressecq
Me Philippe Pressecq
DDM

L’avocat ne croit pas à la thèse d’une dispute qui tourne mal. « Quand on voit que plusieurs semaines avant les faits il disait à tout le monde qu’il allait la tuer et l’enterrer, comment il s’est débarrassé du corps, c’est incompatible. On sent quelque chose de prémédité. Pareil pour son comportement, ce changement est surtout pour essayer de sauver sa peau ».

Les avocats de la défense du mis en cause ont demandé de reporter la date du procès, prévu le 21 septembre prochain, du fait de ces nouveaux éléments. « Il n’y a pas de raison », rétorque Me Philippe Pressecq. « On n’aura jamais de scène de crime, on va devoir faire confiance aux dires de Cédric Jubillar. Moi, je ne lui fais pas confiance. La seule chose qui peut repousser le procès serait si ses dernières déclarations devant la présidente de la cour d’assises nécessitent des investigations complémentaires. À ce stade, il peut être jugé et condamné ».

« Les ossements retrouvés correspondent bien à ceux de Delphine Aussaguel » confirme le parquet général

« Le parquet général confirme que les analyses ADN réalisées par l’IRCGN [ ont permis d’établir que les ossements retrouvés correspondent bien à ceux de Delphine Aussaguel », a communiqué Nicolas Jacquet.

« Un jour très important pour les parties civiles »

« Si cette information est exacte, il s’agit d’un jour très important pour les parties civiles », commente Me Philippe Pressecq, avocat de la partie civile, qui représente Lolita, une cousine de Delphine. « Après cinq ans et demi de mensonges et de ricanements, on l’affirme : Cédric Jubillar a tué Delphine Aussaguel et est allé jeter son corps dans un champ avant de le recouvrir de fumier ».

« C’est extrêmement triste et douloureux pour eux », réagit l’avocat de l’oncle et de la tante

« Aujourd’hui, on le sait et de manière assez affirmative, ils vont pouvoir se recueillir sur une partie du corps de Delphine. Malheureusement, on devra se contenter de deux fémurs », a réagi sur BFMTV Me Mourad Battikh, l’avocat de l’oncle et la tante de Delphine Jubillar.

« Nous nous opposons formellement et fortement à ce que Cédric Jubillard décide finalement de sa date d’audience en appel. Nous souhaitons que le procès se tienne au mois de septembre », ajoute l’avocat.

Les causes de la mort restent pour l’instant inconnues

Les analyses scientifiques des ossements retrouvés n’ont, pour l’instant, pas permis aux experts de déterminer les causes de la mort de l’infirmière.

Deux jeunes croient découvrir de nouveaux ossements et alertent les gendarmes pour rien 

Au lendemain de l’arrêt des fouilles, le vendredi 17 juillet, les gendarmes ont été confrontés à plusieurs hurluberlus venus sur les lieux. Deux jeunes hommes ont ainsi appelé les militaires après avoir cru découvrir de nouveaux restes humains dans le secteur, indique RTL . Après vérification, il s’agissait en réalité d’os de chevreuil. Le même jour, une personne se présentant comme un médium a également fait déplacer les gendarmes, affirmant avoir trouvé un nouvel indice. Là encore, il s’agissait d’une fausse piste.

Face au risque de tourisme morbide, la zone est désormais interdite d’accès

Face au voyeurisme de certains, la zone a été bouclée samedi 18 juillet par les gendarmes, au niveau du chemin menant au champ, à l’aide d’une rubalise rouge. Un arrêté municipal interdit l’accès au secteur, en vigueur jusqu’au 31 juillet prochain.

Les résultats des analyses des ossements devraient tomber « dans un délai relativement court »

Les résultats des analyses visant à établir si les ossements retrouvés jeudi, qui appartiennent au bas du corps selon une source proche de l’enquête, sont bien ceux de Delphine Jubillar, sont attendus « dans un délai relativement court », a déclaré le lieutenant-colonel Stéphane Meyblum, commandant en second du groupement de gendarmerie du Tarn.

Les recherches à Mailhoc sont désormais terminées, l’analyse des ossements retrouvés est toujours en cours

Après deux jours de fouilles à Mailhoc dans le Tarn et la découverte d’ossements à l’endroit où Cédric Jubillar affirme avoir enterré son épouse Delphine fin 2020, le dispositif de recherches a été levé vendredi après-midi. Les fouilles sont désormais terminées et ne devraient pas reprendre.

Les recherches menées dans une zone située à une dizaine de kilomètres de la maison du couple Jubillar ont permis d’exhumer des ossements là où Cédric Jubillar affirme avoir enterré son épouse Delphine. Les ossements retrouvés sont en cours d’analyse au laboratoire de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise, en région parisienne.

Les recherches, démarrées jeudi à l’aube, s’étaient poursuivies vendredi dans l’espoir de localiser d’autres fragments du corps de la disparue, probablement éparpillés de manière accidentelle lors de travaux agricoles, alors qu’uniquement des ossements appartenant au bas du corps ont pu être retrouvés.



2026-07-19 18:18:04

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -

Most Popular

Recent Comments