jeudi, octobre 1, 2026
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« Chez les gendarmes, il y a des pourris… » : à Toulouse le voyou réclame 50 000 euros au gendarme qui couche avec sa compagne

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l’essentiel
Jean-Marc, Salah, Dorothée. Un improbable triangle amoureux, mettant aux prises un détenu et un gendarme, de potentiels bris de scellés et une tentative de chantage. L’histoire, à Toulouse.

Jean-Marc est adjudant de gendarmerie lorsqu’il fait la connaissance de Salah et de sa compagne, Dorothée. Sous-officier à la brigade de Muret, il est alors en charge des affaires de stups liées à la maison d’arrêt de Seysses. Lors d’un parloir, Dorothée a fait rentrer du cannabis pour Salah. La rencontre du trio s’effectue dans le cadre d’une garde à vue.

Et l’adjudant tombe sous le charme de la jeune femme. Il lui laisse son numéro de téléphone. En cas de besoin. De fil en aiguille, leurs relations deviennent charnelles. Hôtels, voitures et même… locaux du palais de justice de Toulouse ! Une dizaine de rencontres au total, entre le printemps et l’automne 2016.

« Tu vas avoir des problèmes, toi et ta famille »

Jusqu’à ces messages et SMS glaçants que le militaire reçoit sur son 06. « Chez les gendarmes, il y a des pourris ». « Tu vas avoir des problèmes toi et ta famille ». « Tu m’as pris de haut quand j’étais dans ton bureau, j’ai de quoi te faire tomber ». Salah a découvert la liaison entre Dorothée et le gendarme. Sa revanche ? Tenter de lui extorquer 50 000 euros en échange de son silence.

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Car le détenu en est persuadé : l’adjudant a pioché dans les scellés pour fournir sa compagne en produits stupéfiants*. Pressuré de toutes parts, craignant le déshonneur, Jean-Marc est contraint de s’ouvrir de son aventure extraconjugale à son épouse, puis à sa hiérarchie. Lançant la machine judiciaire et la dévastation de sa vie personnelle. Divorce. Révocation de la gendarmerie.

« Des faits extrêmement graves »

Neuf ans après les faits, Salah, 37 ans, est jugé (en son absence) devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour détention de stups et tentative de chantage. Une goutte d’eau dans son CV judiciaire épais de multiples condamnations depuis sa minorité. « De 2018 à début 2025, il était en prison », éclaire la procureure. Elle juge « extrêmement grave que de vouloir faire chanter un officier de police judiciaire » et réclame 18 mois ferme avec mandat d’arrêt.

« La chair est faible », soupire Me Sandra Vazquez, l’avocate du gendarme. « Cette tentative d’extorsion a mis un coup brutal à sa carrière et lui a coûté son mariage ». Elle sollicite 5 000 euros de préjudice moral et de frais d’avocats pour le divorce.

« Pour inspirer le respect, il faut être respectable »

« Mon client est un voyou, son casier le rappelle. Mais pendant qu’il est en prison, l’OPJ (Officier de police judiciaire, NDLR) couche avec sa compagne et la fournit en cannabis. Pour inspirer le respect, il faut être respectable », assène Me Alexandre Martin, qui plaide la relaxe. « Il a menacé de dénoncer des faits a minima insupportables au niveau de l’éthique. En revanche, il n’existe aucune trace d’un message direct disant donne-moi de l’argent ».

9 mois de prison, interdiction de détenir une arme pendant 5 ans, 1 000 euros pour le préjudice moral et autant pour les frais de justice. Fin de l’histoire ?

(*) Condamné en première instance pour ces faits, l’ex-gendarme a fait appel de la décision et demeure présumé innocent.

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2025-09-13 09:57:19

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