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« Un champignon destructeur pour les bâtiments » : l’inquiétude grandit à Montauban autour de la prolifération de la mérule


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l’essentiel
La mérule envahit-elle Montauban ? La question écrite de l’opposant socialiste Arnaud Hilion a agité la fin du conseil municipal du lundi 18 mai 2026. Et le maire, Didier Lallemand, a montré une certaine gravité dans sa réponse. Le sujet est pris très au sérieux.

Les immeubles du centre-ville de Montauban, la ville préfecture du Tarn-et-Garonne, sont-ils rongés par un mal invisible ? La question mérite d’être posée après le déroulement du conseil municipal du lundi 18 mai 2026. Elle l’a été par l’opposant socialiste Arnaud Hilion en toute fin de séance.

La mérule est un champignon qui se développe grâce à l'humidité et cause de gros dégâts sur le bois.
La mérule est un champignon qui se développe grâce à l’humidité et cause de gros dégâts sur le bois.
DDM ILLUSTRATION – JEAN LOUIS PRADELS

Le leader de Vivre Montauban, arrivé en deuxième position du second tour des municipales 2026, assure avoir « été récemment interpellé par plusieurs habitants du centre inquiets de [sa] possible présence dans certains immeubles anciens ».

La mérule, « un champignon particulièrement destructeur »

Et le professeur de mathématiques de faire un peu de pédagogie auprès de ses collègues élus. « La mérule est un champignon particulièrement destructeur pour les bâtiments : elle s’attaque aux structures en bois, peut fragiliser durablement les constructions et entraîner des coûts de rénovation très importants, a poursuivi Arnaud Hilion. Sa propagation est favorisée par l’humidité et elle peut parfois se développer de manière peu visible avant que les dégâts ne soient importants. La municipalité dispose-t-elle aujourd’hui d’une évaluation ou d’un suivi concernant la présence éventuelle de mérule sur le territoire, notamment dans le centre ancien ? », a donc logiquement interrogé M. Hilion.

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Mais au-delà du parc privé, le socialiste s’est inquiété du devenir « des bâtiments appartenant à la collectivité. Des diagnostics ou contrôles spécifiques ont-ils été réalisés ou sont-ils envisagés ? »

« Je comprends cette inquiétude », assure le maire

Si le conseil a parfois pu être tendu entre majorité et oppositions, cette discussion s’est faite dans un climat sérieux et calme. Didier Lallemand en personne a tenté de déminer le terrain sur une interrogation à forts enjeux.

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« Je comprends et je connais cette inquiétude sur un champignon qui a tendance à se développer, a débuté le maire. Le département du Tarn-et-Garonne n’est pas concerné par un arrêté préfectoral relatif à la mérule. On ne peut donc pas dire que c’est une problématique prégnante à Montauban. Il n’y a pas de diagnostic systématique sur nos bâtiments mais on est amené parfois à le contrôler. »

« Je n’ai pas connaissance de cas avérés »

Didier Lallemand est par ailleurs revenu sur une expérience passée, alors qu’il occupait d’autres fonctions dans la cité d’Ingres. « J’ai eu à gérer à titre personnel une suspicion de problème de ce type dans un bâtiment tout proche du théâtre [Olympe-de-Gouges, N.D.L.R.]. Il n’y en avait finalement pas. Les poutres en bois avaient été mangées par l’eau infiltrée d’une salle de bains mal faite », s’est souvenu l’ancien directeur général des services du Grand Montauban.

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Contrairement à Arnaud Hilion, « les Montalbanais ne sont pas venus me voir à ce sujet, a concédé Didier Lallemand. Mais c’est une question pertinente et je pense que nous pouvons, dans le journal municipal, faire passer un message d’alerte sur la mérule. Si un propriétaire la détecte, il a obligation de la signaler. Mais aujourd’hui, je n’ai pas connaissance de cas avérés. » Ce qui ne veut pas forcément dire que cela n’existe pas…



2026-05-19 14:00:03

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