#saiton #sur #Zorro #Ranch #propriété #secrète #criminel #sexuel
C’est un nouveau pan de l’affaire Epstein qui s’ouvre. Mardi 17 février, des élus du Nouveau-Mexique ont lancé une nouvelle enquête sur le « Zorro Ranch », une vaste propriété de Jeffrey Epstein située près de Santa Fe. Selon les médias américains, dont le magazine Time, ce domaine d’environ 3.000 hectares, est au cœur de nombreuses accusations de trafic sexuel et d’abus impliquant le financier. La commission parlementaire bipartisane créée pour l’occasion dispose d’un budget de 2,5 millions de dollars et du pouvoir de convoquer des témoins et de recueillir des témoignages sous serment.
Jeffrey Epstein avait acheté le ranch en 1993 à Bruce King, ancien gouverneur du Nouveau-Mexique. Bien qu’il ne s’agisse pas de sa résidence principale, la propriété apparaît dans plusieurs procédures judiciaires et témoignages. La représentante démocrate Melanie Stansbury a affirmé que « les crimes qui ont été signalés aux autorités fédérales et étatiques n’ont jamais fait l’objet d’une enquête complète », justifiant la création de cette nouvelle commission chargée d’examiner les faits et les éventuelles défaillances institutionnelles.
Des témoignages accablants contre Epstein
Plusieurs survivantes ont affirmé avoir été victimes d’abus sexuels sur place. Lors du procès de Ghislaine Maxwell, condamnée en 2021, une victime identifiée sous le pseudonyme « Jane » a déclaré avoir été transportée au ranch et contrainte de participer à des « orgies ». Selon Time Magazine, Annie Farmer a également témoigné d’agressions sexuelles sur la propriété. Virginia Giuffre, décédée aujourd’hui et l’une des principales accusatrices de Jeffrey Epstein, avait fourni des photographies prises sur le site, précisant : « Pour illustrer mon lien avec ces lieux, j’inclus quatre photographies prises de moi au Nouveau-Mexique. J’avais environ 17 ans à l’époque ».
D’autres témoignages figurent dans les documents récemment publiés. L’ancien gestionnaire du ranch, Brice Gordon, a indiqué au FBI que Jeffrey Epstein faisait venir des invités et des « masseuses » sur la propriété et recrutait des thérapeutes locaux. Un courriel anonyme envoyé en 2019 évoquait la présence de deux victimes enterrées à proximité sur « ordre de Jeffrey et Madam G », référence présumée à Ghislaine Maxwell. Les autorités du Nouveau-Mexique ont demandé l’accès à ce message dans sa version non censurée afin d’examiner ces accusations. Un autre témoin anonyme affirmait avoir conservé des vidéos montrant des relations sexuelles impliquant des mineures, décrites comme une « assurance en cas de litige futur contre Epstein ».
Le ranch d’Epstein n’a jamais été perquisitionné
Malgré ces accusations, le ranch n’a jamais été perquisitionné par les autorités fédérales, selon des échanges publiés dans les dossiers Epstein. En 2019, une enquête lancée par le procureur général du Nouveau-Mexique avait été interrompue à la demande des procureurs fédéraux afin d’éviter une « enquête parallèle ». La résolution adoptée mardi souligne les inquiétudes des élus face à « l’absence d’enquête sur les activités criminelles présumées au Zorro Ranch » et ses conséquences potentielles sur la confiance du public.
Notre dossier sur l’affaire Epstein
Depuis 2023, la propriété appartient à Donald Huffines, homme d’affaires et ancien élu républicain du Texas, qui affirme être prêt à coopérer avec les autorités. Ce dernier affirmé avoir toujours maintenu une communication ouverte avec les autorités locales, en précisant qu’aucune agence n’avait jamais demandé d’accès et qu’il avait clairement indiqué que toute demande serait immédiatement acceptée avec une coopération totale. La commission doit désormais recueillir les témoignages des survivantes et remettre un rapport intermédiaire avant le 31 juillet 2026 afin de déterminer les responsabilités et d’évaluer d’éventuelles suites judiciaires.
2026-02-19 01:02:47
