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Le Premier ministre François Bayrou, également maire de Pau, a jugé dimanche « insultante » et « dingue » la polémique sur les travaux de son bureau municipal, chiffrés à 40 000 euros, à l’heure où le chef du gouvernement appelle à « la maîtrise de nos finances ».
Un bureau « qui tombe en ruines »
Dans une interview publiée dimanche sur le site internet de Sud Ouest, François Bayrou a vivement répondu à un article de Mediapart révélant le montant de ce chantier à venir, une dépense jugée « politiquement inflammable » par le journal en ligne.
« Tout ceci est complètement dingue! À l’hôtel de ville, on a refait tous les bureaux, toutes les salles de réunion, la salle des mariages, etc… Le seul bureau qui n’a pas été fait, parce que j’ai souhaité que les autres aient la priorité, c’est celui du maire. Un bureau qui a plus de trente ans et qui tombe en ruines », a déclaré le Premier ministre, jugeant cette polémique « insultante ».
Selon les chiffres transmis à l’AFP par la mairie de Pau, ces 40 000 euros correspondent à « la dernière phase de travaux très importants démarrés en 2017 ».
« Il faut tout reprendre »
L’hôtel de ville, bâtiment néoclassique du XIXe siècle inscrit aux Monuments historiques depuis 2017, a fait l’objet d’une « requalification des façades » et d’une modernisation de l’accueil et de plusieurs services.
Les travaux du bureau du maire, qui n’ont « pas débuté », consistent en une « réfection mineure », précise la mairie, qui souligne que leur montant ne représente que 0,88% du chantier d’un coût total de 4,61 millions d’euros TTC.
« Cette polémique est insultante », insiste François Bayrou dans Sud Ouest, évoquant un chantier « considérable ». « Il y a des problèmes électriques importants, le plancher a été dissimulé sous du stratifié, il faut tout reprendre. (…) Quand on a tout essayé pour abattre quelqu’un, on va chercher des choses dérisoires, et honteuses », a-t-il lancé.
En mai, il s’en était déjà pris à Mediapart, qui l’accuse depuis des mois de mensonge ou d’intervention auprès de la justice dans l’affaire des violences physiques et sexuelles au collège-lycée de Bétharram. « Je ne lis pas Mediapart, c’est une hygiène personnelle », avait alors déclaré le Premier ministre devant la commission d’enquête parlementaire créée après le scandale.
2025-08-31 13:54:00
