#Municipales #Brest #maire #socialiste #ans #brigue #cinquième #mandat #qui #est #linsubmersible #François #Cuillandre

La campagne municipale à Brest s’annonce intense avec François Cuillandre, figure emblématique de la gauche bretonne, en lice pour un cinquième mandat. Face à lui, Nazim Yénier, professeur de salsa, tente de bouleverser l’échiquier politique local.
Depuis plus de deux décennies, François Cuillandre règne sur Brest. Pour l’élection municipale des 15 et 22 mars prochains, le socialiste a réussi à sceller une alliance large allant du Parti communiste français au Parti radical de gauche, confirmant son statut de pilier de la gauche bretonne. Ces samedi 21 et dimanche 22 février, c’est l’ancien président François Hollande qui a fait le déplacement pour apporter son soutien au taulier de la cité du Ponant.
Soutien de Michel Rocard
Un temps inspecteur des impôts à Paris, le Brestois fait son entrée au Parti socialiste en 1977 en soutien à Michel Rocard. En 1989, il est élu conseiller municipal de Brest pour la première fois. Il ne quittera plus jamais la politique. Quelques années plus tard, en 1993, il devient patron du Parti socialiste du Finistère, puis député en 1997. C’est en 2001, à la faveur du départ de son prédecesseur, qu’il accède à la tête de la mairie de Brest.
François Cuillandre porte derrière lui un bilan globalement positif. En l’espace de 25 ans, il développe les transports en commun de la ville de 140 000 habitants, en inaugurant le tramway brestois puis, en 2016, le premier téléphérique urbain de France. Mais si la longévité de François Cuillandre impressionne, elle est régulièrement entachée par les critiques des oppositions.
À lire aussi :
Municipales 2026 à Toulouse : « Il n’y a pas d’autre choix que ma liste pour battre Jean-Luc Moudenc » : l’appel de François Briançon aux électeurs de gauche
Un prof de salsa comme adversaire
Dans cette course, un candidat au profil singulier est bien déterminé à jouer les trouble-fêtes. Nazim Yénier, professeur de salsa, pourrait obtenir 7 % des intentions de vote selon plusieurs sondages. Personnage difficile à classer politiquement, il s’est imposé comme l’adversaire le plus virulent du maire grâce à de courtes vidéos et messages publiés sur les réseaux sociaux, comme le rapporte Ici Breizh Izel.
Longtemps courtisé par le Rassemblement national selon Le Monde, Nazim Yénier y capitalise sur le sentiment d’insécurité : « Je n’aurai aucune pitié des voyous qui empoisonnent la vie des quartiers », lance fermement le candidat sur Instagram. Expulsion des logements sociaux à la clé.
À lire aussi :
Municipales 2026 : Paris, Lyon, Marseille, Montpellier… ce que disent les sondages dans 8 grandes villes
La bataille entre les deux hommes ne date pas d’hier. En 2025, François Cuillandre a été condamné à 1 000 euros d’amende pour « injure publique en raison de la race » après avoir estimé en plein conseil municipal que Nazim Yénier était membre de « l’extrême droite turque la plus violente ». Le maire se pourvoit en cassation mais cette condamnation fait tâche. Un sondage réalisé par Cluster 17 pour Les Écologistes est, lui, sans appel : 75 % des Brestois interrogés ne souhaitent pas que le baron se représente.
Un dernier mandat ?
François Cuillandre avait pourtant déjà promis, à l’instar de Martine Aubry à Lille, qu’il ne se représenterait pas à l’issue de ce mandat. Le socialiste semble avoir eu toutes les peines du monde à rendre le tablier. Pour ses détracteurs, cette cinquième campagne est celle de trop. Le 15 mars prochain, les Brestois diront s’ils sont prêts à repartir pour six ans avec l’homme qui incarne leur ville depuis plus de 20 ans. Pour son dernier mandat cette fois-ci ? « Évidemment », assure-t-il à nos confrères du Monde.
2026-02-24 06:21:02
