lundi, juillet 27, 2026
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Le gouvernement libanais s’est réuni pour discuter du désarmement du Hezbollah


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Réuni jeudi à Beyrouth, le gouvernement libanais a poursuivi ses discussions sur l’application d’un plan de désarmement du Hezbollah, élaboré sous la pression des Etats-Unis et dans le cadre du cessez-le-feu signé fin novembre avec Israël.

Ce cessez-le-feu prévoit notamment le retrait du Hezbollah au nord du fleuve Litani, le démantèlement de ses infrastructures militaires dans la zone frontalière, et un déploiement renforcé de l’armée libanaise ainsi que des Casques bleus de la Finul. En contrepartie, Israël devait se retirer du sud du Liban – une condition que l’Etat hébreu n’a que partiellement respectée, maintenant cinq positions jugées stratégiques par son armée.

Washington et Paris approuvent la décision

Mardi, le gouvernement libanais avait chargé l’armée nationale de proposer un plan pour désarmer le Hezbollah d’ici la fin de l’année. Jeudi, les ministres ont examiné un mémorandum transmis par l’émissaire américain Tom Barrack, comportant un calendrier détaillé de mise en œuvre. Bien que le gouvernement ait approuvé l’introduction du texte, aucun engagement sur des échéances précises n’a été pris, a précisé le ministre de l’Information Paul Morcos.

Washington a applaudi ce pas. Tom Barrack a qualifié la décision libanaise d’« historique, audacieuse et juste ». A Paris, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a salué une « décision courageuse et historique », estimant qu’elle permettra au Liban d’« aller vers une pleine souveraineté ».

Vive protestation des ministres chiites

Mais le consensus est loin d’être total. Les quatre ministres chiites du gouvernement (deux affiliés au Hezbollah, un au mouvement Amal, et un indépendant) ont quitté la séance en signe de protestation. Selon la chaîne Al-Manar, proche du Hezbollah, ce retrait symbolise le refus catégorique de toute tentative de désarmement unilatéral. Tamara Elzein, ministre de l’Environnement et proche d’Amal, a déclaré que le gouvernement devrait « consolider d’abord le cessez-le-feu et obtenir un retrait israélien, avant de finaliser les points restants ».

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Le Hezbollah a dénoncé une trahison. Le mouvement chiite a qualifié la décision gouvernementale de « péché grave » et affirmé qu’il ne s’y plierait pas. Son bloc parlementaire a dénoncé une mesure qui « sape la souveraineté du Liban » et « donne les mains libres à Israël pour porter atteinte à sa sécurité, sa géographie, sa politique et son existence future ». Du côté de Téhéran, le soutien au Hezbollah reste sans faille. Iraj Masjedi, coordinateur adjoint de la Force Qods, bras armé des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, a martelé que « le désarmement du Hezbollah n’arrivera pas ».



2025-08-07 22:52:19

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