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C’était la fête mardi soir dans les rues de Bormio. Après les épreuves d’alpin, les spécialistes de ski-alpinisme ont eu droit à un défilé et à une cérémonie d’ouverture sur la Piazza Cavour. Les voici enfin aux Jeux ! « On en parlait depuis des années et on pensait que ça n’arriverait jamais », glisse Laëtitia Roux, 17 fois championne du monde et consultante pour France TV en Italie.
La Haut-Alpine avait arrêté son immense carrière en 2020, juste avant que la discipline ne soit enfin intégrée au programme olympique. Ce fut officiel le 21 juillet 2021 à l’occasion de la session du CIO à Tokyo comme sport additionnel pour Milan-Cortina. Le lobbying de la Fédération internationale (ISMF) et de l’Italie, place forte de la discipline, était récompensé.
« Beaucoup ont pensé que l’on changeait l’esprit de la discipline »
Et pour s’intégrer parfaitement aux JO, le « ski-alpi » (skimo) a dû s’adapter. Pas question d’organiser la Pierra Menta ! Le format sprint, qui existait déjà, a été développé avec ce condensé de trois minutes, avec montée, portage (des skis) en courant, manipulation des peaux (de phoques qui sont en synthétique) et descente pour finir.
« Beaucoup ont pensé que l’on changeait l’esprit de la discipline », souligne Laëtitia Roux. Certains athlètes, comme Axelle Gachet-Mollaret, tête d’affiche du ski-alpinisme, ont ainsi tourné le dos à l’horizon olympique, alors que de jeunes athlètes ont débarqué sur ce format raccourci, pouvant s’organiser au pied d’une piste, comme ici sur la Stelvio.
Le sprint par équipes mixtes (duo femme-homme) a été lancé dès l’hiver 2021-2022. En France, où la discipline est gérée par la FFME (Fédération française de montagne et d’escalade), avec l’aide de l’ANS (Agence nationale du sport), les moyens sont devenus conséquents, le staff des Bleus passant de trois à quinze personnes !
Cap sur 2030
Cette grande première, qui s’annonce spectaculaire, sera très scrutée en France. Pour les résultats attendus, mais aussi en vue des JO-2030 où le ski-alpinisme devrait encore figurer comme sport additionnel (dans une station du sud comme Puy-Saint-Vincent ou Pelvoux), avec, en plus des sprints, la possible arrivée de l’individuel, épreuve originelle (1h30 de montées et descentes). Le ski-alpi’ a bien l’intention de s’installer.
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2026-02-18 19:05:00
