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JO 2026 – Biathlon : « Au fond de moi, plus personne »… Qu’est-il arrivé à Eric Perrot après le sacre du relais français ?


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De notre envoyé spécial à Anterselva,

Comment Eric Perrot allait-il fêter le sacre historique du relais tricolore masculin aux Jeux olympiques ? Une fois son entrée dans le stade d’Antholz gérée avec une petite dizaine de secondes d’avance sur Vetle Christiansen, tous les supporteurs de l’équipe de France de biathlon ont enfin pu souffler et se projeter sur une question annexe de ce genre. Problème : si Eric Perrot est parvenu à lâcher au fil de son relais le coriace Norvégien, ainsi que le Suédois Sebastian Samuelsson, partis dans la même seconde que lui, ça lui a coûté énormément d’énergie.

C’est pourquoi le vice-champion olympique de l’individuel sur ces Jeux de Milan-Cortina a à peine levé les bras avant de s’effondrer derrière la ligne d’arrivée. « Ça se termine avec un Eric blanc comme un cachet d’aspirine, qui va vomir dans un seau à l’arrivée, raconte son entraîneur Simon Fourcade. Il a mis vingt minutes à s’en remettre, ce qui a retardé le podium. » Pas merci donc Eric pour l’arrivée ultra-tardive ensuite en zone d’interview.

Quand Eric Perrot « voit noir »

Blague à part, l’actuel leader de la Coupe du monde, qui va bien mieux ce soir, n’est pas coutumier de ces spectaculaires défaillances physiques. A quel moment celle-ci est donc intervenue ? « On ne l’avait pas vu sur le moment mais il nous a fait une frayeur sur le dernier tour, indique Quentin Fillon Maillet. Il a vu noir dès le milieu de la boucle. C’est dire à quel point il s’est donné aujourd’hui, et ça paie. » Oui, mais à quel prix, quand on l’a vu participer, tant bien que mal, à la remise des médailles.

Ayant repris ses esprits au moment de se présenter face aux médias, Eric Perrot a remonté sa narration un peu plus loin. « Quand je regarde le tir debout de Vetle (5/5), je me dis « aïe, ça fait chier quand même, il aurait pu en louper 2-3″. En repartant, il y a peu d’avance (8,5 secondes), beaucoup de doutes, de fatigue et d’émotions. On sait l’histoire qu’on porte, toutes les personnes qu’il y a derrière. C’est ce qui m’a mis dans cet état-là. Et en même temps, c’est ce qui m’a poussé à finir. »

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« La gagne ou l’hôpital » ? Les deux pour « Rico »

OK mais cette galère pour boucler le rêve tricolore s’est manifestée quand exactement ? « J’étais vraiment mal à partir du sommet de la bosse où j’ai essayé de tout donner pour redescendre dans le stade. Et là pour le coup, il n’y avait plus grand monde. Heureusement le public et les amis m’ont aidé à finir. J’essaie de simuler le fait que je profite et que je gère, mais au fond de moi, il n’y a plus personne, c’est un très long finish. »

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Sur Eurosport, il a ajouté, tout sourire : « On avait dit « la gagne ou l’hôpital » aujourd’hui, et j’ai eu les deux ! ». Une référence à son intervention conquérante, la veille, lors du brief d’avant-course avec tout le staff et les biathlètes. On en connaît un pour qui la fête ne devrait pas durer jusqu’au bout de la nuit, alors que la mass-start bouclant les JO d’hiver 2026 de l’équipe masculine se présente vendredi.



2026-02-17 22:04:20

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