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« Je vais te couper la tête » : une mère fuit avec son nourrisson d’à peine 15 jours, le père condamné à 7 mois ferme


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l’essentiel
Un homme de 43 ans, habitant à Moissac, a été condamné ce mardi 26 août 2025 à sept mois de prison sous bracelet électronique par le tribunal judiciaire de Montauban. Il était poursuivi pour avoir menacé de mort sa compagne, moins d’un an après une première condamnation pour violences conjugales.

Chemise à manches courtes à motifs de palmiers, barbe noire fournie et petit gabarit, Miguel, 43 ans, Portugais installé à Moissac, s’est retrouvé ce mardi 26 août 2025 devant le tribunal judiciaire de Montauban. Moins d’un an après une première condamnation, il est jugé en comparution immédiate pour avoir proféré des menaces de mort contre sa compagne

Les faits se sont déroulés le 23 août. Ce soir-là, après une altercation violente, la mère de famille quitte le domicile précipitamment avec ses deux enfants en bas âge, dont un nourrisson de quinze jours. Le lendemain, elle dépose plainte à la gendarmerie de Moissac.

À l’audience, la présidente Cynthia Gabaude rappelle : « Chantage au suicide, vous aviez mis une corde à votre cou devant les enfants. » Hors de lui, le père de famille aurait menacé à plusieurs reprises : « Je vais te couper la tête ! » alors qu’il était fortement alcoolisé. « Je ne me souviens pas de tout cela, mais si elle le dit, c’est que cela doit être vrai », concède le prévenu, dans un français hésitant.

Depuis leur installation en 2018, leur relation est jalonnée de ruptures et de tentatives de réconciliation. En toile de fond, une maison jamais terminée et des tensions persistantes. L’absence de la plaignante, non constituée partie civile, a retenu l’attention du ministère public.

Un parquet inquiet pour la sécurité de la victime

« Ce dossier est particulièrement préoccupant », insiste le procureur de la République, Bruno Sauvage. « Les menaces ont eu lieu devant les enfants, la plaignante est absente et le couple pourrait, du jour au lendemain, se remettre ensemble. »

En septembre 2024, lors de sa première condamnation, aucune interdiction de contact ni de retour au domicile n’avait été prononcée. Cette fois, le parquet requiert huit mois de prison, dont quatre assortis d’un sursis probatoire, ainsi que la révocation de trois mois d’un ancien sursis. Bilan : sept mois ferme.

Conscient de la surpopulation carcérale — « il y a actuellement 80 matelas au sol à la maison d’arrêt de Beausoleil », souligne-t-il — le procureur propose que la peine soit aménagée sous bracelet électronique.

La défense plaide l’aménagement de peine

Une option accueillie favorablement par la défense. « Un logement à Valence-d’Agen est disponible pour qu’il exécute sa peine sous surveillance électronique », plaide Me Marion Delpy, rappelant que son client, en arrêt de travail, peine à retrouver un emploi.

Après en avoir délibéré, le tribunal a suivi les réquisitions : sept mois ferme sous bracelet électronique, assortis d’une interdiction de contact avec la plaignante.



2025-08-30 07:45:32

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