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Le président français Emmanuel Macron a évoqué mercredi une « perspective solide » vers la libération de citoyens français détenus en Iran et que Paris considère être des « otages d’Etat », tout en soulignant rester « très prudent ».
« On a une perspective solide, donc on y travaille. On aura dans les prochaines semaines des clarifications », a-t-il dit dans un entretien aux médias France 24 et Radio France Internationale. « Mais je ne veux pas ici être définitif parce que malheureusement, ça ne dépend pas que de nous », a-t-il ajouté depuis New York où il a rencontré le président iranien Massoud Pezeshkian en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Un échange prochainement ?
Dans un message sur le réseau X, il a souligné avoir redit à son homologue son « exigence » : « Cécile Kohler, Jacques Paris et Lennart Monterlos, otages d’État détenus arbitrairement et dans des conditions inhumaines en Iran, doivent être libérés immédiatement ».
Cécile Kohler, 40 ans, et Jacques Paris, 72 ans, ont été arrêtés le 7 mai 2022 et sont accusés d’espionnage pour le compte d’Israël, l’ennemi juré de l’Iran. Lennart Monterlos, un Franco-Allemand de 19 ans qui effectuait un voyage à vélo entre l’Europe et l’Asie, a été arrêté dans le pays en juin, pendant la brève guerre entre l’Iran et Israël.
Le 11 septembre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu’un accord visant à échanger des prisonniers français en Iran contre une femme iranienne détenue en France approchait de sa « phase finale ».
L’échange proposé concerne Mahdieh Esfandiari, une Iranienne arrêtée en France en février pour avoir fait la promotion du terrorisme sur les réseaux sociaux. L’Iran a demandé à plusieurs reprises sa libération, arguant qu’elle était injustement détenue.
Nucléaire: Macron a dit au président iranien qu’il « ne reste plus que quelques heures » pour un accord
Emmanuel Macron a affirmé mercredi au président iranien Massoud Pezeshkian, qu’il a rencontré à l’ONU, qu’un accord sur le nucléaire iranien reste « possible » pour éviter le rétablissement des sanctions internationales contre Téhéran mais « il ne reste que quelques heures ».
« Il revient à l’Iran de répondre aux conditions légitimes que nous avons posées », a dit le président français sur X. Il a énuméré les « exigences » sur lesquelles les Européens ne sauraient « transiger »: « plein accès des inspecteurs de l’AIEA en Iran », « transparence sur les stocks de matière enrichie », « reprise immédiate des négociations ».
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2025-09-24 17:42:00
