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Un homme d’une soixantaine d’années a comparu devant le tribunal de Tarbes ce lundi 17 août pour exhibition sexuelle aux urgences de l’hôpital. Il a exhibé ses parties génitales devant une patiente afin de retourner en prison et ne plus vivre dans la rue.
Le visage marqué par des années d’alcoolisme, de détresse sociale et psychologique, un sexagénaire, condamné un mois auparavant pour outrage à un policier, comparaissait, ce lundi 17 août, pour exhibition sexuelle aux urgences de l’hôpital de Tarbes (Hautes-Pyrénées).
C’est en fin d’après-midi, le 15 août dernier, vers 19 h 30, que la police a été appelée aux urgences du centre hospitalier. Le prévenu, en état d’ébriété, y avait été amené par les services de secours qui l’avaient trouvé dans la rue, en mauvaise posture. Il avait bu dans la journée une bouteille de whisky entière et une autre de vin.
« Je voulais dormir en prison »
Selon le récit de la victime, une femme se trouvant aux urgences, les faits se sont déroulés de manière traumatisante. Alors qu’elle était sur un brancard dans le service des urgences, l’homme s’était avancé avant de baisser son pantalon et d’exhiber ses parties génitales.
Choquée, la femme s’est mise à crier. Le personnel hospitalier, alerté, a dû intervenir pour maîtriser la situation. « Je ne pensais pas que ça allait m’atteindre autant », a déclaré la victime à l’audience, en décrivant avec émotion l’impact de cette agression.
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Ce n’était pas la première fois que le prévenu comparaissait devant les tribunaux.
Un mois auparavant, en juillet, il avait été condamné pour avoir outragé un policier. À cette occasion, il s’était introduit par effraction dans un Ehpad afin de se mettre à l’abri de la pluie et du froid. Lors de son interpellation, il avait déclaré de manière provocatrice : « Je voulais dormir en prison ».
Un mois plus tard, l’homme a expliqué ses actes : « J’étais à moitié nu sous ma chemise, j’ai craqué ». Il a ajouté : « Il faut que je me saoule pour tenir le coup ». Il avait lui-même évoqué ses diagnostics (bipolaire, dépressif et suicidaire).
Une dangerosité criminologique établie
Un rapport psychiatrique, présenté durant l’audience, établissait un diagnostic sans appel. Selon l’expertise, l’homme présentait une « dangerosité criminologique » sans pour autant qu’une altération du discernement ne soit retenue. Une distinction qui a son importance : l’intéressé était conscient de ses actes, même si son équilibre mental restait fragile à ce moment-là.
Et au-delà de la condamnation pour outrage en juillet, le prévenu portait pas moins d’une vingtaine d’inscriptions à son casier, dont huit mentions pour des exhibitions.
Ses explications
À l’audience, le prévenu a bien tenté de justifier ses actes de manière peu convaincante. Concernant ses explications pour l’incident aux urgences, il a parlé d’une « réaction irraisonnée », d’une « pulsion ».
Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il agissait de la sorte, il a simplement déclaré : « Il n’y a qu’en prison que je suis nourri, logé, blanchi », une déclaration qui reflète peut-être un désarroi autant que l’état causé par la consommation d’alcool.
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« On ne se rend pas assez compte du traumatisme que ces gestes engendrent », a martelé le procureur de la République. Il a requis neuf mois de prison assortis d’un sursis probatoire durant cinq ans. S’est également posée la question des travaux d’intérêt général. S’il ne s’y oppose pas, le prévenu oppose une difficulté tout à fait légitime : « Je ne suis pas contre, d’accord, mais après ? »
Pour ce dernier, le délibéré a été plutôt bien accueilli : 18 mois de prison ferme dont 6 assortis d’un sursis probatoire renforcé et une inscription au fichier informatisé judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS). Il est donc reparti du tribunal menottes aux poignets et passera les douze prochains mois dans une cellule.
2026-08-18 11:01:02
