mercredi, juillet 29, 2026
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« Il est temps de faire le ménage… » A l’Assemblée, les insoumis dans la tempête


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A l’Assemblée nationale,

Lorsque les députés de La France insoumise s’installent pour la conférence de presse, ce mardi matin à l’Assemblée nationale, les visages sont marqués. Depuis la mort de Quentin Deranque à Lyon jeudi dernier, les critiques fusent contre le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, accusé d’avoir une « responsabilité morale » dans le « climat de violence » politique actuel. « Il est absolument ignoble qu’il y ait une instrumentalisation de ce drame, avec la volonté de nous mettre en responsabilité. La France insoumise n’a rien à voir avec ce qui s’est passé à Lyon », fustige Mathilde Panot face aux journalistes.

La cheffe des députés LFI esquive toutefois les questions sur les liens entre son parti politique et la Jeune Garde, mouvement « antifasciste » dissout en juin et mis en cause par plusieurs témoignages dans la mort de l’étudiant nationaliste lyonnais. « La Jeune Garde s’est toujours définie comme une organisation d’autodéfense et uniquement comme d’autodéfense face à l’extrême droite », balaie l’élue du Val-de-Marne. Elle salue « ses faits d’armes » et indique que le mouvement « a toujours refusé les images » comme « celles de frapper un homme à terre ».

« La France insoumise a une responsabilité »

En fin de matinée, salle des Quatre Colonnes, Eric Ciotti appelle à la dissolution des « groupuscules d’extrême gauche » et pointe « ceux qui veulent créer le chaos avec la violence politique et doivent être combattus ». Le patron du groupe UDR à l’Assemblée vise les insoumis, qui ne sont pas vraiment aidés par leurs (ex) alliés socialistes. « La France insoumise a une responsabilité dans la brutalisation de la vie politique et la criminalisation de ses opposants », flingue le porte-parole du groupe PS, Romain Eskenazi. L’alliance entre LFI et la Jeune Garde était une « erreur », ajoute son collègue Arthur Delaporte.

A l’ouverture des Questions au gouvernement, à 15 heures, une minute de silence est observée pour la mémoire de Quentin Deranque. Tous les groupes politiques se lèvent au sein de l’hémicycle. Mais la bataille politique reprend très vite. « Cette violence ne vient pas de nulle part. Aujourd’hui, l’extrême gauche a du sang sur les mains quand elle qualifie le Hamas de mouvement de résistance, ou quand elle a osé proclamer ici dans l’hémicycle  »vive la Jeune Garde » », attaque Laurent Wauquiez. Le patron du groupe Droite Républicaine étrille les insoumis. « Cette violence, c’est celle qu’a voulue Jean-Luc Mélenchon comme outil politique ».

« Aucun insoumis n’est impliqué »

Le gouvernement n’est pas en reste. Gérald Darmanin attaque les élus LFI et notamment l’élu du Vaucluse Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune Garde, absent ce mardi. « La brutalisation de la politique doit cesser ! Et il y a de la brutalisation lorsqu’on justifie l’action de la Jeune Garde et qu’on investit aux législatives son dirigeant, déjà condamné pour violences physiques », cible le garde des Sceaux. Dans les rangs insoumis règne un étonnant silence. Jusqu’à la prise de parole de Mathilde Panot : « Aucun insoumis n’est impliqué, ni de près, ni de loin dans ces violences », dit-elle. La patronne du groupe LFI met en cause la « responsabilité » du gouvernement dans le drame de Lyon. « Pourquoi aucun dispositif [de sécurité] n’a été prévu ? »

De quoi faire bondir de son siège Sébastien Lecornu, habituellement tempéré. « Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject… », soupire le Premier ministre, déclenchant des applaudissements nourris dans le bloc central, à droite, et au sein du Rassemblement national. « Il est temps que vous fassiez le ménage, madame la présidente Panot. Le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées et surtout, le ménage dans vos rangs… », enfonce le chef du gouvernement, sans aucune réaction du côté insoumis. A l’issue de la séance, un des élus LFI soupire : « Cela ne servait à rien de répondre, on savait qu’on allait se faire insulter… ». Dans la soirée, quatre suspects ont été interpellés par les autorités. Selon une source proche du dossier, un assistant parlementaire d’un député de la gauche radicale fait partie des personnes arrêtées.



2026-02-17 18:17:09

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