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Harcèlement et agressions sexuelles : le directeur du Crous de Bordeaux suspendu pour « comportements inappropriés »


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Résidence Crous Simone Veil
La résidence du Crous Simone Veil, à Bordeaux. – ©UGO AMEZ/SIPA

Une enquête administrative visant le directeur général du Crous de Bordeaux-Aquitaine avait été lancée après plusieurs signalements de faits de harcèlement et d’agressions sexuelles. Celle-ci, ayant identifié des « comportements inappropriés » de la part du responsable envers « plusieurs personnels féminins », a mené à sa suspension, a-t-on appris ce lundi 28 juillet.

L’Inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche (IGÉSR) avait lancé une enquête en février « à la suite d’allégations anonymes » à l’encontre du directeur général du Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) de Bordeaux-Aquitaine. Cette enuqête a abouti en ce mois de juillet et a mené à la suspension à titre conservatoire du responsable, a indiqué ce lundi 28 juillet au soir un communiqué du ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Le rapport d’enquête indique avoir identifié des « comportements inappropriés » de la part du directeur général envers « plusieurs personnels féminins du Crous ». En mai dernier, une source proche du dossier avait déjà révélé à la presse le signalement de quatre collaboratrices à Bordeaux pour quatre agressions sexuelles et une « relation forcée qui a abouti sur des rapports sexuels à plusieurs reprises ». Trois autres victimes auraient été identifiées à Grenoble, où le directeur en question était en poste précédemment.

Au moins cinq ou six signalements similaires, un simple recadrage

Une victime, qui a requis l’anonymat, a déclaré à l’AFP avoir déjà été reçue deux fois par les enquêteurs de l’IGÉSR : une première pour évoquer les faits et une deuxième pour « mettre au jour les défaillances dans la chaîne hiérarchique ».

Elle témoigne d’un flirt insistant pendant plusieurs années, avec des invitations répétées au restaurant ou à des événements divers, jusqu’à une soirée lors de laquelle elle dit avoir subi « des caresses dans le bas du dos et au niveau des fesses » et des « tentatives de baisers forcés ».

Cette femme a alerté d’abord la direction des ressources humaines, sans qu’une procédure soit ouverte, puis en 2023 la cellule VSS (Violences sexistes et sexuelles) du Crous, qui avait alors reçu « au moins cinq ou six signalements » similaires. Mais cela a débouché, selon elle, sur un simple « recadrage » du directeur, « pour lui dire d’arrêter les invitations nocturnes ».

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Elle déplore une « absence de réaction à la hauteur des faits » jusqu’à l’ouverture de l’enquête de l’IGÉSR, à la suite de l’envoi d’une lettre en décembre. Cette « lenteur administrative ne va pas dans le sens de la reconnaissance des victimes », déplore-t-elle, tout en soulignant l’attitude « très professionnelle » des enquêteurs, qui ont selon elle déjà procédé à des dizaines d’auditions.

Le directeur nie les faits

Le directeur « conteste fermement ces accusations » dans un mail adressé à l’AFP. « C’est avec la plus grande stupéfaction que j’apprends l’existence supposée d’une enquête interne de l’IGÉSR à mon encontre pour des faits d’agressions sexuelles. À ce jour, il ne m’a pas été notifié l’existence d’une enquête portant sur de tels faits qui me seraient reprochés », ajoute-t-il.

Le responsable régional du Crous est toujours en poste, l’administration attendant les conclusions de l’enquête qui doivent être rendues en juin.



2025-07-29 08:07:00

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