dimanche, juillet 26, 2026
AccueilActualitésGuerre en Ukraine. Face à Trump, les Européens font bloc autour de...

Guerre en Ukraine. Face à Trump, les Européens font bloc autour de Zelensky


#Guerre #Ukraine #Face #Trump #les #Européens #font #bloc #autour #Zelensky



Faire front commun à Washington. Craignant de voir Donald Trump, afin de pouvoir mettre un terme rapide à la guerre, tenter d’imposer à l’Ukraine un accord de paix aux conditions de la Russie, les principaux dirigeants européens accompagneront ce lundi Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche, où le président ukrainien avait été humilié il y a six mois, lors d’une scène télévisée qui avait stupéfié le monde.

Outre Emmanuel Macron, la délégation comprendra le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ainsi que le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte. Réputés avoir l’oreille du président américain, le président finlandais Alexander Stubb et la présidente du conseil italien Giorgia Meloni feront aussi le déplacement.

« Notre volonté est de présenter un front uni entre Européens et Ukrainiens », a déclaré dimanche le président français, à l’issue d’une réunion en visioconférence avec la “coalition des volontaires” alliés de Kiev. Emmanuel Macron a également indiqué vouloir demander à Donald Trump « jusqu‘à quel point » les États-Unis sont prêts à contribuer aux garanties de sécurité qui pourraient être offertes à l’Ukraine dans le cadre d’un accord de paix avec la Russie.

Quelles garanties de sécurité ?

Cette question devrait occuper une place centrale dans la réunion de Washington, après que Donald Trump a évoqué la possibilité d’une clause de sécurité collective similaire à celle de l’article 5 de l’Otan, mais en dehors du cadre de l’Alliance atlantique. Le président américain avait sous-entendu que les États-Unis pourraient y participer, ajoutant toutefois que les Européens seraient amenés à y jouer un rôle majeur. Selon l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, le président russe Vladimir Poutine aurait donné son accord de principe à un tel mécanisme.

Ce ballet diplomatique intervient trois jours après un sommet infructueux entre Donald Trump et Vladimir Poutine, vendredi en Alaska. Ayant échoué à obtenir le cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés européens comme préalable à toute négociation, le président américain promeut désormais un accord global aux contours flous. Washington semble faire ainsi écho aux exigences du Kremlin, qui réclame un accord s’attaquant aux « racines profondes du conflit ».

Pour Macron, Poutine veut une capitulation

Emmanuel Macron a jugé dimanche que Vladimir Poutine « ne veut pas la paix » mais une « capitulation » de l’Ukraine. Peu de détails ont filtré des trois heures de discussion, à huis clos, entre le président américain et son homologue russe vendredi en Alaska. Mais selon l’agence Reuters, citant diverses sources, Moscou aurait exigé le retrait des troupes ukrainiennes des oblasts de Donetsk et Lougansk, qu’elle ne contrôle que partiellement, ainsi que le gel de la ligne de front dans ceux de Kherson et Zaporijjia, dans le sud-est du pays.

En échange, les troupes russes évacueraient les poches qu’elles contrôlent dans les oblasts de Soumy et Kharkiv. Moscou exigerait également la reconnaissance de l’annexion de la Crimée, la levée de certaines sanctions, l’assurance que l’Ukraine ne rejoindra jamais l’Otan, la reconnaissance de la langue russe et le droit pour l’Église orthodoxe russe d’opérer librement en Ukraine.

Zelensky intraitable sur l’exigence d’un cessez-le-feu

Depuis Bruxelles où il participait dimanche à la réunion de la « coalition des volontaires », Volodymyr Zelensky a réitéré son exigence d’un cessez-le-feu préalable à toute négociation, et semblé fermer la porte à toute concession territoriale. « La Russie est toujours en échec dans la région de Donetsk. [Vladimir] Poutine n’a pas été capable d’en prendre le contrôle en douze ans », a déclaré le président ukrainien lors d’une conférence de presse, rappelant que la constitution ukrainienne interdisait toute cession de territoire.

« Nous avons les États-Unis de notre côté, et je pense que le président Trump a fait passer le message que nous voulions la paix. Mais pour que cette paix soit durable, il faut passer par des étapes correctes et justes », a-t-il plaidé. Il a également ajouté n’avoir aucune information sur l’organisation d’un sommet tripartite entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis, et se rendre à Washington pour trouver des réponses.

Avec son optimisme habituel, Donald Trump a vanté dimanche « de grands progrès sur la Russie » sur son réseau Truth Social. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a toutefois menacé Moscou de nouvelles sanctions si un accord sur l’Ukraine ne venait pas à être conclu.



2025-08-18 05:00:00

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -

Most Popular

Recent Comments