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Les pourparlers techniques entre les Etats-Unis et l’Iran reprendront « la semaine prochaine », a annoncé le Pakistan, pays médiateur dans ce processus destiné à mettre un terme au conflit au Moyen-Orient. « Les pourparlers reprendront la semaine prochaine, je pense mardi », a déclaré lors d’un point presse Tahir Andrabi, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, évoquant aussi la possibilité d’une reprise dès lundi ou mercredi.
De son côté, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio s’entretient mercredi avec les autorités des Emirats arabes unis, au premier jour d’une tournée auprès de pays alliés du Golfe fragilisés par le conflit au Moyen-Orient. Arrivé la veille au soir à Abou Dhabi, Marco Rubio doit voir à huis clos le président émirati, Mohammed ben Zayed Al Nahyane.
Bras de fer autour d’Ormuz
S’exprimant devant la presse mardi soir, le chef de la diplomatie américaine avait indiqué vouloir parler avec les dirigeants des pays du Golfe du protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran et réitéré que Washington n’acceptera pas de péage ou redevances sur le détroit d’Ormuz, point d’achoppement entre les deux pays.
« Il s’agit d’une voie navigable internationale. Aucun pays n’est autorisé à percevoir des péages ou des redevances sur une voie navigable internationale », a-t-il dit, quand au contraire l’Iran et Oman soulignent « leur souveraineté sur leurs eaux territoriales ». Marco Rubio doit ensuite se rendre dans la journée au Koweït puis à Bahreïn, où il participera à une réunion jeudi des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
Il s’agit du premier déplacement d’un haut responsable américain au Moyen-Orient depuis la signature la semaine dernière de ce protocole d’accord, et la tenue de négociations entre les Etats-Unis et l’Iran en Suisse. La mission s’annonce délicate alors que les pays de la région ont payé au prix fort les frappes américano-israéliennes contre l’Iran, ayant été visés par des représailles à coup de missiles et de drones iraniens lors de cette guerre dont ils ne voulaient pas.
« Défaite de l’Amérique »
De son côté, le chef de l’équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que le protocole d’accord conclu entre l’Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre était « la déclaration de défaite de l’Amérique ». « Le mémorandum d’entente d’Islamabad n’est pas le fruit de pressions ou de la coercition, mais plutôt celui de la résistance et de la détermination de la courageuse nation iranienne », a-t-il le chef de l’équipe de négociation iranienne en référence au texte signé la semaine dernière grâce à la médiation du Pakistan.
« C’est pourquoi (cet accord) a pris la valeur d’une déclaration de défaite pour l’Amérique », a souligné l’influent Mohammad Ghalibaf, ajoutant que la sécurité au Moyen-Orient devait dorénavant être assurée par les pays de la région. « Nous considérons le retrait des forces étrangères de la région comme un objectif stratégique » car « loin de créer une sécurité durable, elles constituent une source d’instabilité », a insisté celui qui est aussi le président du Parlement.
2026-06-24 10:10:00
