mercredi, septembre 23, 2026
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Enquête sur un marché public à Montauban : le gendre de l’ancienne maire inéligible Brigitte Barèges entendu en garde à vue par la police judiciaire

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l’essentiel
EXCLUSIF. Le gendre de l’ex-maire inéligible de Montauban, Brigitte Barèges, a été entendu en garde à vue par la police judiciaire à Toulouse dans le cadre d’une enquête préliminaire pour recel de favoritisme liée à un marché public de la ville. Une procédure ouverte après un signalement anonyme.

Un entrepreneur montalbanais, gendre de l’ex-maire inéligible de Montauban et députée de la première circonscription, Brigitte Barèges, est visé par une enquête judiciaire pour recel de favoritisme dans le cadre d’un marché public attribué par la ville.

Selon nos informations, Rachid Ejarfallah a été entendu en garde à vue mardi 24 février 2026 dans les locaux de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS), l’ex-police judiciaire, à Toulouse.

Cette mesure intervient quelques semaines après une perquisition menée à son domicile montalbanais, début février 2026, alors qu’il se trouvait en déplacement au Maroc.

Un entrepreneur lié à la patinoire du marché de Noël

Le chef d’entreprise dirige plusieurs sociétés, dont l’une intervient notamment dans l’installation et la gestion de la patinoire installée chaque année pendant le marché de Noël de la municipalité. Cet équipement saisonnier est traditionnellement implanté sur l’esplanade des Fontaines, en plein centre de Montauban.

C’est dans ce cadre que l’enquête judiciaire s’intéresse à un marché public attribué par la ville.

Contacté par La Dépêche, le procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage, n’a ni confirmé ni infirmé l’existence de cette procédure. L’affaire a été dépaysée au parquet de Toulouse dès l’ouverture de l’enquête, une décision classique lorsque des élus locaux sont susceptibles d’être concernés par une procédure.

Une enquête déclenchée par une lettre anonyme

À l’origine de cette affaire, une lettre anonyme adressée à la justice il y a plusieurs mois. Dans ce courrier, son ou ses auteurs s’étonneraient de voir Rachid Ejarfallah apparaître régulièrement dans les médias pour promouvoir la patinoire municipale, alors même qu’il est lié, par alliance, à l’élue qui signait le marché public.

Le signalement serait resté plusieurs mois sans être exploité par la justice avant que les autorités ne décident finalement d’ouvrir une enquête préliminaire confiée aux enquêteurs de la DCOS de Toulouse.

Les premières investigations n’auraient, à ce stade, mis au jour ni fausses factures ni enrichissement personnel avéré.

Un marché public de faible montant

Le marché public en question porterait par ailleurs sur une somme relativement modeste, estimée à environ 1 000 euros. Mais pour les enquêteurs, la question centrale ne porte pas uniquement sur le montant.

L’enquête doit déterminer si un proche d’un élu peut légalement participer à un marché public attribué par la collectivité dirigée par ce même élu et, surtout, si les règles de mise en concurrence et d’exécution du marché ont été correctement respectées.

L’ex-maire n’a pas été entendue à ce stade

L’enquête se poursuit désormais sous la direction du parquet de Toulouse. Selon nos informations, Brigitte Barèges n’a, à ce stade, pas été entendue dans le cadre de cette procédure. Une éventuelle audition relève désormais de l’appréciation du parquet de Toulouse.

Dans un contexte politique local marqué par les élections municipales, dont le second tour est prévu le dimanche 22 mars 2026, aucune décision judiciaire n’est attendue à court terme dans ce dossier, selon les éléments dont nous disposons.

Une enquête préliminaire pour l’instant

Bien que déchue de ses mandats et frappée d’inéligibilité, l’ancienne maire de Montauban dirige actuellement la campagne de Didier Lallemand, qui porte les couleurs de la majorité municipale sortante.

À ce stade, Rachid Ejarfallah comme Brigitte Barèges bénéficient de la présomption d’innocence. L’enquête est menée dans le cadre d’une enquête préliminaire, phase d’investigation au cours de laquelle les enquêteurs agissent sous l’autorité du parquet.

Jusqu’à cinq ans de prison

À son terme, celui-ci pourra décider soit de poursuivre les investigations, soit d’engager des poursuites judiciaires, soit encore de classer la procédure sans suite faute d’éléments suffisants.

Le délit de recel de favoritisme est passible de cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. La loi prévoit également plusieurs peines complémentaires, comme l’exclusion des marchés publics ou l’interdiction d’exercer certaines activités professionnelles.

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2026-03-17 05:02:03

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