lundi, août 10, 2026
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en congé sabbatique, il est parti plusieurs mois en van, jusqu’à la Turquie


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« Le gros avantage, c’est qu’on a énormément de liberté. On peut aller où on veut, et si l’endroit ne nous plaît pas, on peut toujours partir sur un coup de tête avec toutes nos affaires », résume Henri. Profitant d’un congé sabbatique, cet ingénieur aéronautique est parti l’an dernier plusieurs mois sur les routes au volant d’un Citroën Jumper – un ancien fourgon de CRS, acheté aux enchères et sommairement aménagé par ses précédents propriétaires. Destination la Turquie en passant par l’Italie, l’Albanie et la Grèce, avec un crochet par les Alpes au retour.

Verdict ? Globalement très positif : « J’aime beaucoup la nature : le van permet de disposer un confort relatif, tout en ayant la possibilité d’aller dans des endroits assez reculés », reprend le trentenaire francilien. Avant son périple, Henri avait toutefois refait l’aménagement de son véhicule, pour l’équiper notamment d’un petit frigo avec des panneaux solaires, d’un lavabo et de plaques de cuisson au gaz. Pour sa toilette, une douche de camping suspendue à l’extérieur faisait l’affaire, même si l’expérience n’était pas forcément très agréable par temps froid. « Et dans des pays comme la Turquie, où la nudité est taboue, je devais vraiment trouver des coins très isolés ».

« En ville, il faut rester discret »

C’est le revers de la médaille : un confort parfois limité, souvent inversement proportionnel à la mobilité qu’autorise un véhicule de taille modeste. « Les aspects négatifs, c’est surtout de devoir gérer les choses du quotidien », reprend l’ingénieur. Trouver de l’eau potable, un coin pour se laver ou se débarrasser de ses déchets – des contraintes pas forcément évidentes dans des pays où les infrastructures sont rares pour les touristes voyageurs.

En ville, c’est encore pire. « C’était surtout la nature qui m’intéressait, mais sur le chemin, il y avait quand même des villes où il y avait des choses à voir. Mais en ville, le van, c’est très compliqué parce qu’on ne peut pas trop rester dehors, il faut rester discret. Les endroits où on trouve à se garer sont aussi souvent dans des quartiers pas très attirants, avec pas mal de bruit », raconte l’ingénieur, qui explique avoir aussi un peu souffert de la solitude.

Pour autant, il ne regrette pas d’avoir choisi un fourgon plutôt qu’un véhicule plus gros, type camping-car. « Le volume externe peut devenir une contrainte. Pendant mon voyage je suis passé sur des routes, notamment en Albanie, où avec un camping-car ça aurait été vraiment compliqué. Ce n’est pas la même logique ».

Revenu dans la région toulousaine où il a commencé un nouveau travail, Henri a conservé son van. Il l’utilise toujours pour se rendre sur des festivals, partir en week-end dans le Tarn-et-Garonne ou aller en montagne. « La mer, c’est compliqué avec les barres de hauteur. Comme c’est une zone très fréquentée, il y a plus de restrictions ».



2025-09-27 06:00:00

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