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L’humoriste Elena Nagapetyan a choisi de révéler publiquement qu’elle est à l’origine de la plainte pour viol visant le scénographe Julien Mairesse. Dans un entretien accordé au « Parisien » vendredi 19 juin 2026, elle raconte les faits qu’elle dénonce, survenus selon elle en juin 2025. De son côté, le professionnel du spectacle, mis en examen depuis septembre 2025, conteste fermement les accusations portées contre lui.
Pendant près d’un an, Elena Nagapetyan a gardé le silence. L’humoriste de 38 ans, révélée au grand public grâce à ses vidéos sur les réseaux sociaux et devenue depuis chroniqueuse sur France Inter, a finalement décidé de dévoiler son identité. Dans un entretien publié par « Le Parisien » le 19 juin 2026, elle affirme être la femme qui a déposé plainte pour viol contre Julien Mairesse, l’ex de Florence Foresti et père de sa fille Tony. Au moment où les faits qu’elle dénonce se seraient produits, en juin 2025, sa carrière connaissait une forte progression avec une tournée des Zéniths en préparation et la sortie prochaine d’un livre. Elle explique avoir préféré rester anonyme afin d’éviter toute suspicion sur ses motivations. « Je ne voulais absolument pas que les gens m’accusent de vouloir remplir mes salles ou vendre mon bouquin », confie-t-elle. Aujourd’hui, elle estime nécessaire de parler publiquement, considérant que « Le silence protège les agresseurs et isole les victimes ».
Une soirée qui aurait basculé dans une chambre d’hôtel
Selon le récit livré par l’humoriste au quotidien francilien, tout aurait commencé après l’un de ses spectacles à Biarritz. Julien Mairesse, connu pour avoir travaillé avec plusieurs artistes majeurs de la scène musicale française, assistait alors à la représentation dans le cadre d’un projet de collaboration. La soirée se serait poursuivie autour d’un dîner, puis dans un établissement de nuit. Elena Nagapetyan raconte qu’au fil des heures, l’attitude du scénographe serait devenue de plus en plus insistante. Elle affirme ensuite que celui-ci serait entré dans sa chambre d’hôtel avant de commettre des actes sexuels malgré ses refus répétés. Dans son témoignage, elle décrit notamment avoir tenté de résister et d’empêcher l’agression. Interrogée par « BFM TV » le 20 juin 2026, elle explique avoir décidé de prendre la parole parce qu’elle ne pouvait plus « se taire » après cette épreuve qu’elle dit porter depuis un an.
Une enquête toujours en cours et des versions opposées
Face à ces accusations, Julien Mairesse nie les faits qui lui sont reprochés. Contacté par « Le Parisien », son avocat, Me Thierry Marembert, assure que son client « conteste catégoriquement les faits dont Madame Nagapetyan l’accuse ». La défense soutient qu’il n’y aurait pas eu d’agression et évoque des échanges consentis. L’humoriste, elle, affirme vivre avec les conséquences psychologiques de cette affaire. « Aujourd’hui, j’ai une carrière pour laquelle je continue à me battre, un fils de 8 ans que j’adore, un fiancé avec lequel je suis heureuse. Mais je dois vivre avec ce drame. C’est comme une tumeur qui me ronge », déclare-t-elle. Mis en examen en septembre 2025 pour « viol commis par une personne en état d’ivresse manifeste », Julien Mairesse bénéficie toujours de la présomption d’innocence. L’enquête judiciaire se poursuit désormais afin d’établir les circonstances exactes des faits dénoncés.
2026-06-21 07:21:00
