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Les chiffres sont alarmants. Selon une étude de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), la consommation d’ecstasy, aussi connue sous le nom de MDMA, a explosé de 480 % en 13 ans. Mais où est produite cette drogue de synthèse qui fait ravage dans les milieux festifs ?
Le constat est sans appel : la MDMA n’est plus une drogue de niche. En France, le volume de la consommation de cette drogue de synthèse a atteint le chiffre vertigineux de 65,6 millions de comprimés en 2023. Selon le dernier rapport alarmant de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), cela représente une augmentation de 480 % depuis 2010. Le chiffre d’affaires, lui aussi, explose : il est désormais estimé à 312,5 millions d’euros par an.
Appelée ecstasy sous forme de comprimés ou MDMA lorsqu’elle se présente en cristaux ou en poudre, cette molécule a été synthétisée pour la première fois au début du 20e siècle. Parfois surnommée la « drogue de l’amour » pour ses effets empathogènes comme la sensation d’intimité et d’empathie envers autrui, elle provoque notamment une libération massive de sérotonine et de dopamine. Si elle est perçue comme festive, sa banalisation inquiète les autorités.
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L’Europe, premier laboratoire d’ecstasy
Car le premier laboratoire de cette drogue de synthèse, c’est l’Europe. Les Pays-Bas et la Belgique demeurent l’épicentre de cette industrie clandestine. Rien qu’en 2023, pas moins de 32 laboratoires de production ont été démantelés sur le sol néerlandais et 4 en Belgique, selon le dernier rapport de l’Agence européenne sur les drogues (EUDA).

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Le rapport précise également que « des sites de production de MDMA ont également été démantelés en Espagne et, dans une moindre mesure, en France, en Pologne et en Suède, ce qui reflète une probable diversification des sites de production », des installations peu onéreuses et des produits chimiques relativement simples d’accès.
Des apprentis chimistes en France
La facilité de fabrication de la substance illicite pousse d’ailleurs des particuliers à se lancer dans des expériences chimiques dangereuses. En 2018, La Nouvelle République rapportait déjà le démantèlement d’un laboratoire opéré à Tours par un jeune de 22 ans dans un petit studio de la ville, loué pour l’occasion. Le jeune homme avait écopé de 18 mois de prison.
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Pour le trafic à plus grande échelle, c’est à partir de l’Europe que la MDMA s’envole ensuite vers le monde entier pour fournir le marché noir des drogues de synthèse, en Océanie, en Asie et en Amérique du Sud, toujours selon l’EUDA. De quoi inquiéter les spécialistes européens. Car tout porte à croire que les trafiquants européens échangeraient même leurs cachets d’ecstasy… contre de la cocaïne.
En janvier 2026, « la plus vaste opération jamais menée » en Europe contre la MDMA, selon Europol, avait permis de démanteler simultanément 24 laboratoires en saisissant plus de 1 000 tonnes de produits chimiques, en Belgique, République tchèque, Allemagne, Pays-Bas, Pologne et Espagne.
2026-02-25 12:31:02
