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En tentant de retirer la défense de la culture québécoise et de la langue française au Canada, les Etats-Unis ont heurté un mur. Le Premier ministre canadien Mark Carney affirme avoir refusé de transiger face aux exigences américaines sur le sujet.
« Il y a un écart énorme entre les perspectives canadiennes et les perspectives américaines » en matière de culture, a souligné lundi le Premier ministre canadien, à qui il a pourtant été souvent reproché un manque de sensibilité au français.
Remise en cause des subventions
Mark Carney, qui poursuit son apprentissage de la langue de Molière, a ainsi fustigé les demandes introduites « dans les dernières heures » par la partie américaine, qui remettaient en cause les subventions à la culture francophone, la place des médias francophones en ligne et l’obligation d’étiquetage bilingue des produits vendus au Canada.
C’est aussi une question de « découvrabilité » des productions québécoises, a ajouté lundi le Premier ministre canadien, c’est-à-dire de « disponibilité (du contenu) en ligne et (de) sa capacité à être repéré parmi un vaste ensemble », comme l’indique le gouvernement du Québec sur son site Internet officiel.
Exception culturelle
« La question de l’exception culturelle québécoise a toujours irrité les Américains », souligne la professeure de science politique à l’Université d’Ottawa Geneviève Tellier, précisant que d’autres facteurs ont aussi contribué à l’échec des pourparlers, comme les surtaxes sur l’automobile.
Au Québec, où un peu plus de 75 % des 9 millions d’habitants parlent le plus souvent le français, le choix de Mark Carney de rompre les négociations vendredi et de soutenir ces droits culturels qualifiés de « fondamentaux » a largement suscité l’approbation.
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2026-08-25 06:16:26
