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Un sexagénaire qui avait fait irruption armé chez son ex-conjointe en Charente-Maritime pour une « tentative de féminicide » est mort des suites de ses blessures après avoir blessé par balle un gendarme puis essuyé un tir de riposte, a annoncé mercredi le parquet.
Cet homme de 61 ans, sans antécédent judiciaire, s’était rendu vers 03h30 samedi matin au domicile de son ancienne compagne à Pons, à 40 km à l’est de Royan, « manifestement dans un état de colère et d’énervement avancé », selon le parquet de Saintes.
La femme a pu prévenir les secours
Le couple était séparé depuis deux ans et une procédure de divorce était en cours. « Le mis en cause était venu pour attenter à la vie de son ex-conjointe », qui a pu prévenir les secours, a écrit dans un communiqué le procureur Benjamin Alla.
Arrivés sur place, un adjudant et une gendarme adjointe « voyaient surgir le mis en cause, armé d’un fusil de chasse, qui leur intimait de lever les mains en l’air tout en avançant vers eux ».
Après les sommations, restées « sans effet », l’adjudant, âgé de 50 ans, a utilisé un pistolet à impulsion électrique mais le sexagénaire a ouvert le feu, le blessant à une cuisse, selon le parquet. La gendarme adjointe, âgée de 23 ans, a alors procédé « à un tir de riposte, atteignant le mis en cause à la jambe », poursuit le procureur, ajoutant que le pronostic vital de l’homme n’était alors « pas engagé ».
Des complications à l’hôpital
Toutefois, au cours d’une intervention chirurgicale à l’hôpital, « des complications » sont survenues et l’homme est décédé mardi après-midi. Une autopsie a été ordonnée « dans les prochains jours ».
Deux enquêtes ont été ouvertes ; la première a été confiée à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Saintes pour tentative de meurtre par conjoint et tentative de meurtre sur militaire de la gendarmerie, mais l’action publique s’est éteinte avec le décès du mis en cause.
La seconde enquête a été confiée à la Section de recherches de Poitiers pour déterminer les conditions d’ouverture du feu par la gendarme adjointe. « Les éléments de l’enquête, et notamment l’exploitation des caméras piéton, font d’ores et déjà ressortir un usage proportionné de leurs armes par les militaires », a conclu le procureur.
2025-07-23 21:00:00
