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Chaque année, c’est la même mayonnaise : je bichonne mes longueurs pendant onze mois avant d’assister, en trois semaines, à leur inexorable descente aux enfers. Mais ça, c’était avant. Grâce à ma chère Ingrid, sainte patronne des causes capillaires perdues, je tiens enfin la solution (et elle est ridiculement simple).
Les coiffeurs et moi, ça n’a jamais été le grand amour. Trop de dramas, trop d’incompréhensions, trop long. Je mets toujours mille ans à me convaincre de sacrifier une demi-journée de week-end coincée entre un bac à shampooing un fauteuil pivotant, trollée par un miroir-néon qui détecte jusqu’aux défauts dont j’ignorais l’existence. Tout pour ne même pas en sortir satisfaite. Pas assez court. Trop court. Pas la bonne couleur. Pas le bon mouvement. Et pas du tout comme sur la photo d’inspiration que j’avais pris soin d’apporter. C’est devenu le running gag préféré de mon mari.
Pourquoi les huiles solaires ne sont pas la bonne solution pour protéger ses cheveux l’été
Autant vous dire qu’écouter religieusement les conseils d’une coiffeuse, ce n’était franchement pas dans les plans. Mais ça, c’était avant de rencontrer Ingrid.
Ingrid Awad, comme un nom qu’on se refile sous le manteau, m’a été recommandée par mon amie Virginie Chapuis – qui l’avait elle-même obtenu de sa copine Clémentine Galey ( des podcasts Bliss). Ingrid, désormais directrice artistique officielle de ma chevelure, tient le salon « La Clé Paris », dans le quartier latin. Ingrid, qui se définit comme « l’anti-coiffeuse », déconstruit les idées reçues, parle vrai, ne vous annonce pas que vos cheveux sont en burn-out pour vous refourguer un soin plus cher que la coupe, et ne vous explique pas que vos pointes risquent l’apocalypse si vous ne les faites pas couper tous les trois mois. Ingrid est ponctuelle, talentueuse, archi sympa, mais c’est en plus est une mine d’infos. Je repars toujours de nos rendez-vous avec des idées de nouveaux sujets.
En cette période estivale, je me devais de partager un de ses hacks de génie pour éviter que nos cheveux, desséchés par les rayons UV, le vent, le sable, ne croustillent à la fin de l’été. Ingrid est effarée par la solution généralement utilisée, celle des huiles solaires anti-UV. « C’est contreproductif. Non seulement elles ne protègent pas vraiment des UV, mais elles fragilisent encore plus les fibres capillaires décolorées ou méchées, surtout quand il y a eu une patine ». La seule routine qui trouve grâce à ses yeux ne coûte presque rien, et elle la tient de sa mère, coiffeuse aussi, qui travaille à ses côtés.
En détournant notre après-shampooing, on peut protéger nos longueurs des agressions de l’été
Cette routine secrète, éprouvée depuis quarante ans par les clientes de la Clé Paris, a sauvé plus de tignasses parisiennes que bien des gammes miracles. Alors on se concentre et on prend des notes.
Avant d’arriver à la plage ou à la piscine, et après chaque baignade, on applique un masque, une crème ou un soin nourrissant sur ses longueurs. Encore mieux, on les démêle et on les tresse ensuite. si on peut on les brosse et on les tresse pour éviter qu’ils ne s’emmêlent. Le masque sature les fibres capillaires d’eau et d’agents nourrissants, et permet de créer une sorte de film qui empêchent le sel, le chlore et l’eau de les agresser. C’est le même principe qu’une éponge gorgée d’eau que l’on immerge : elle ne peut plus rien absorber car elle est pleine. Ici, c’est pareil, ça empêche toute porosité. Simple mais absolument pas farfelu, puisqu’en me renseignant un peu, j’ai pu constater que les chercheurs de l’American Academy of Dermatology recommandent eux aussi l ’utilisation d’un soin sans rinçage ou d’un après-shampoing avant de se baigner pour faire barrière.
Je ne sais pas vous, mais j’en connais un qui va passer plus de temps à la plage que dans ma salle de bains. Rendez-vous en septembre.
La Clé, 23 rue Échaudé à Paris : 01 46 34 24 00
2026-08-02 19:15:00
