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« Scarface » est au programme ce dimanche soir sur Arte. Voici trois anecdotes à savoir sur ce film avec Al Pacino.
« Scarface » est diffusé sur Arte ce dimanche 28 juin. L’occasion de se (re)plonger dans ce classique de Brian de Palma avec Al Pacino, transfiguré, dans la peau de Tony Montana. À ses côtés, Michelle Pfeiffer qui tient ici, à 25 ans, le rôle qui la propulse sur le devant de la scène. Véritable bijou de la popculture, le long-métrage connaît un immense succès et rapporte 65,9 millions de dollars au box office mondial.
Direction les années 1980 à Miami où Tony Montana, un malfrat cubain vient d’obtenir l’asile politique. Sous l’impulsion du soleil de Floride, il devient l’un des plus importants trafiquants de drogue de la région.
Voici trois anecdotes que vous ne saviez (peut-être) pas sur « Scarface » .
1.Michelle Pfeiffer a obtenu son rôle… en blessant Al Pacino
Quand Brian de Palma repère Michelle Pfeiffer pour incarner le personnage d’Elvira Hancock, elle est alors au début de sa carrière. En 1982, la comédienne s’est illustrée dans « Grease 2 » , suite contestée du film culte avec John Travolta. Alors qu’elle passe une audition pour rejoindre la distribution de « Scarface », Al Pacino n’est pas convaincu de sa performance. Elle revient sur cet épisode dans le podcast « SmartLess » en octobre dernier : « Al l’admettra, il ne me voulait pas vraiment pour le rôle (…) Je ne lui en veux pas. Il m’a juste dit : « Elle est nulle. » Et Brian est finalement venu me voir et m’a dit : « Tu sais, ma belle, ça ne va pas marcher. » Je lui ai répondu : « Je sais, mec. Je suis désolée. » Parce que Brian me voulait vraiment. »
Comme la postérité nous le prouve, l’histoire ne s’arrête pas là. Elle est finalement rappelée au bout d’un mois pour passer un nouvel essai. Dans cette audition, elle met en scène la colère noire de son personnage dans un restaurant : « Je fais tomber la vaisselle et les verres sur la table, la vaisselle se brise, coupe. Il y a du sang partout. Ils courent tous vers moi pour voir où je me suis coupée. Enfin, je ne me suis pas coupée. J’ai coupé Al (…) Je crois que c’est ce jour-là qu’il s’est dit : « Ouais, ouais. Je pense que oui, elle n’est pas mal. » »
Le tandem Al Pacino-Michelle Pfeiffer devient l’un des plus cultes de l’histoire du cinéma et se reforme huit ans après pour « Frankie et Johnny ».
2. Al Pacino s’est inspiré de Meryl Streep pour son rôle
Al Pacino est désormais indissociable de son personnage de Tony Montana qui lui a demandé un grand travail de préparation. Pour nourrir l’essence de ce dernier, il va trouver l’inspiration auprès d’une des étoile montante d’Hollywood comme il le rapporte dans une interview pour « Empire » en 2011 : « J’ai aussi été très inspiré par la performance de Meryl Streep dans “Le Choix de Sophie”. J’ai trouvé que sa façon de s’investir dans le rôle d’une personne venue d’un autre pays et d’un autre monde était particulièrement subtile, engagée et… courageuse. »
Une performance qui avait également valu à l’actrice une reconnaissance de la critique avec son premier Oscar de la meilleure actrice. Deux ans auparavant, elle obtient celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour « Kramer contre Kramer » de Robert Benton aux côtés de Dustin Hoffman.
Al Pacino et Meryl Streep partageront l’affiche vingt ans plus tard dans la mini-série « Angels in America ».
3. Le film a failli ne jamais voir le jour à cause de « Flashdance »
À l’aube des années 1980, Brian de Palma est l’un des metteur en scène les plus en vue des États-Unis. Sa filmographie compte déjà « Carrie au bal du diable » et « Blow Out ».
Les studios souhaitent alors lui confier la réalisation de la comédie musicale phare des eighties : « Flashdance ». Mais le cinéaste préfère se consacrer à un film de gangster, remake du classique de Howard Hawks.
C’est finalement Adrian Lyne qui sera aux manettes du film de danse culte avec Jennifer Beals. Le film est une réussite au box office et popularise « Flashdance… What a Feeling» d’Irene Cara dans toutes les (bonnes) playlists Suivront plusieurs autres succès pour le metteur en scène : « 9 Semaines ½ », « Liaison fatale », « Proposition indécente »…
Même si tout les oppose, les deux long-métrages cultivent un point commun : la présence de Giorgio Moroder derrière la bande originale.
2026-06-28 06:07:46
