dimanche, mai 10, 2026
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un argentier, son conjoint et un gardien du musée du Louvre jugés jeudi


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Un argentier de la présidence de la République, son conjoint et un gardien du musée du Louvre comparaissent ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris, poursuivis pour vol et recel de dizaines de pièces de porcelaine dérobées au palais de l’Élysée.

L’affaire débute après la disparition inexpliquée de vaisselle prestigieuse à la présidence française. L’enquête cible très vite un réseau de revente. Thomas M., un argentier de la présidence, qui avait le droit de récupérer quelques objets abîmés, aurait détourné des pièces en parfait état de la célèbre Manufacture de Sèvres – la manufacture de céramique de l’État français, basée près de Paris. Son partenaire se chargeait d’écouler ces pièces servant lors des dîners d’État. 

La rencontre avec l’acheteur s’est faite en ligne. L’avocat du receleur présumé Ghislain M., Xavier Autain, détaille la méthode : « sur Facebook, il existe des tas de groupes et notamment un groupe d’amateurs de porcelaine. » C’est sur cette plateforme que le réseau a opéré. « Dans ce groupe d’amateurs de porcelaine, un jour, le conjoint de l’argentier le contacte en lui disant « vous êtes machin, moi j’ai telle pièce » », ajoute l’avocat. Ghislain M., est chargé de l’accueil au musée du Louvre. Ce passionné a acquis « près de 150 pièces » sans se méfier du volume.

« 15 000 euros en deux ans »

Pour Me Autain, son client « est un collectionneur passionné et le collectionneur passionné n’a parfois pas la raison qui devrait continuer à l’habiter ». Il compte plaider « l’aveuglement » de ce collectionneur « primo-délinquant », qui a dépensé « 15 000 euros en deux ans » dans ces achats de pièces en provenance de l’Élysée.

La Manufacture de Sèvres s’est constituée partie civile et estime le préjudice à « 370 000 euros », valorisant « chaque assiette à environ 5 000 euros », selon l’avocat qui conteste cette méthode: « La Manufacture de Sèvres, qui fait l’expertise pour elle-même, puisqu’elle est partie civile et experte, ce qui est assez surprenant, dit que c’est 370 000 euros… »

L’avocat rappelle que des objets usagés se négocient « entre 50 et 1 500 euros » aux enchères. Aujourd’hui, « l’heure est aux regrets » pour les trois personnes impliquées, qui ont restitué les pièces. « Même ceux qui ont volé reconnaissent que c’est une connerie et qu’ils n’auraient pas dû faire ça », conclut l’avocat. 



2026-02-26 06:45:00

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