dimanche, mai 10, 2026
AccueilActualitésUkraine. Un membre présumé du groupe de hackers "Lockbit" interpellé par des...

Ukraine. Un membre présumé du groupe de hackers « Lockbit » interpellé par des gendarmes français


#Ukraine #membre #présumé #groupe #hackers #Lockbit #interpellé #par #des #gendarmes #français



« C’est une première étape » : un Ukrainien affilié à  »LockBit », ex-numéro un mondial du rançongiciel, soupçonné de plusieurs dizaines d’attaques en France et à l’étranger, a été interpellé le 16 juillet dans le sud de l’Ukraine par les gendarmes de l’Unité nationale cyber (UNC).

L’homme, âgé d’une trentaine d’années, dont l’interpellation a été révélée ce mardi par franceinfo, est un client, « un affilié », de LockBit, explique le numéro deux de l’UNC, le colonel Bertrand Michel. C’est un rançonneur, c’est lui qui implante dans les systèmes informatiques des entreprises hackées un virus LockBit. Il reverse ensuite un certain pourcentage de la rançon au groupe de cybercriminalité, concepteur du logiciel malveillant.

LockBit a fait l’objet début 2024 d’une vaste opération internationale d’interpellations lui ayant porté un coup sévère. A la suite de cette opération, la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a ouvert une enquête contre LockBit confiée à l’UNC, ainsi que plusieurs dossiers distincts impliquant des affiliés et des membres d’autres groupes cybercriminels.

Dans le cadre de cette enquête, l’UNC a constitué un groupe de travail dédié qui a permis l’identification du rançonneur ukrainien. Les enquêteurs le soupçonnent d’être responsable de « plusieurs dizaines d’attaques avec des conséquences financières très importantes pour les entreprises victimes, allant jusqu’à des montants supérieurs à un million d’euros », a précisé le colonel Michel.

Un mandat d’arrêt devrait être délivré contre lui

Le rançonneur, contre lequel un mandat d’arrêt n’avait pas encore été délivré, a été remis en liberté après avoir été entendu par les enquêteurs français sur commission rogatoire, l’Ukraine n’ayant aucun délit à lui reprocher permettant de le maintenir en détention. En outre, l’Ukraine, comme nombre de pays dont la France, n’extrade pas ses ressortissants. Pour autant, cela ne signifie pas qu’il ne sera pas poursuivi plus tard. Un mandat d’arrêt devrait être délivré contre lui prochainement, ce qui signifie qu’il pourra être de nouveau interpellé s’il quitte son pays. La justice française peut également engager une procédure de dénonciation auprès des autorités ukrainiennes.

« Cette interpellation est une première étape », a insisté le colonel Michel, en soulignant le rôle primordial des rançonneurs, qui ne sont pas attachés à un groupe criminel. « Quand un réseau tombe, ils changent de crèmerie (comprendre ils changent de fournisseur) ». Le coût économique pour les entreprises victimes de ce type d’attaques est conséquent. « 50 % des PME et TPE qui en sont victimes, a ajouté le numéro deux de l’UNC, ne parviennent pas à s’en relever ».



2025-08-05 14:16:00

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -

Most Popular

Recent Comments