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Dès le début de leur relation, Bruno a eu des problèmes à accepter le passé de sa compagne : « Elle n’avait connu qu’une seule histoire mais c’était un peu une grande histoire pour elle. C’était son premier amour. À notre rencontre, ça faisait six mois que c’était fini avec l’autre type, et elle était encore très marquée par tout ça. Elle avait imaginé qu’ils allaient se marier et faire des enfants, et il est parti pour une autre en disant qu’il ne l’aimait plus depuis un moment.
Elle, elle était encore très amoureuse quand il est parti. Alors, elle a passé plus ou moins six mois sans sortir de chez elle. Ses amies ont voulu qu’elle recommence à sortir et à voir du monde, et c’est là que j’ai débarqué. Je voyais bien qu’elle n’allait pas très bien et je n’ai pas forcé les choses. J’ai essayé de la mettre en confiance, de lui dire qu’elle me plaisait sans être trop lourd. Et je gardais le contact même quand elle disparaissait un peu.
« J’avais peur de ne pas être à la hauteur »
Ça a pris trois mois pour qu’on se mette ensemble. J’y ai cru tout le long. Je savais qu’elle allait finir par faire son deuil et par regarder vers l’avenir. Et j’étais sûr aussi que son avenir, c’était moi. Mais il faut se rendre compte que pendant trois mois, elle n’a parlé quasiment que de lui. J’ai entendu à chaque rendez-vous combien il était incroyable, beau, brillant, drôle, un bon coup, le mec parfait en somme. Je ne me suis jamais énervé mais ça a quand été très marquant pour moi. Quand elle a accepté qu’on se mette en couple, je ne pouvais pas ne pas y penser. J’avais peur de ne pas être à la hauteur. Et, parce qu’elle n’allait pas parfaitement bien, elle n’a pas été très rassurante. »
Bruno développe une jalousie maladive : « Je voulais constamment savoir où elle était et avec qui elle était. J’étais obsédé par l’idée qu’elle allait me quitter pour se remettre avec lui. Je n’ai jamais fait de choses violentes ou maltraitantes. Mais je posais beaucoup de questions et j’avais constamment besoin d’être rassuré. Si elle ne répondait pas à mes messages rapidement, je me mettais à paniquer et à croire que c’était fini. Elle me retrouvait à la maison en train de pleurer sous la douche ou en train de préparer ses valises.
« On a tout mis sur la table »
Je me suis rendu compte que c’était invivable pour elle et aussi pour moi. J’avais envie de la voir heureuse et que l’on construise quelque chose, mais ça n’allait pas être possible avec ce comportement. Et moi-même je n’étais pas heureux. Je répétais que c’était le cas parce que j’étais en couple avec une femme dont j’étais amoureux. Mais je n’étais pas heureux. C’est pour ça que j’ai proposé la thérapie de couple. Je savais que c’était surtout pour moi, mais j’avais aussi envie qu’elle soit là pour comprendre ce que je ressentais. »
« On a arrêté la thérapie ensemble, tout en gardant la porte ouverte au cas où ça soit à nouveau nécessaire. »
Pendant des mois, Flore et Bruno parlent de leurs passés respectifs : « On a tout mis sur la table. J’avais plus de recul sur ma relation précédente, donc j’ai été capable d’exprimer aussi les limites de celles-ci et les défauts de mon ex, qui est quand même parti avec une autre. Ça a rassuré Bruno et ça amélioré les choses dans notre quotidien.
« Ça a vraiment tout changé en quelques mois à peine »
Je n’avais pas réalisé que mon comportement et tout ce que j’avais pu dire au début de notre relation, et même avant, avaient eu autant de conséquences sur lui. On pense que les hommes se foutent de tout mais c’est faux. Ils entendent aussi ce qu’on raconte et ils peuvent en souffrir. Je savais déjà que la jalousie c’était surtout un problème de la personne qui l’exprime. Ça peut être un problème de confiance en soi ou un traumatisme passé. Pour Bruno, ça a été une combinaison d’un peu tout ça. Il n’a jamais été trompé par une femme ni vraiment abandonné, comme ça a pu être mon cas. Mais il a développé cette peur en me voyant me reconstruire et en voyant à quel point j’avais été détruite. Ça nous a fait du bien de parler de tout ça. Et, au quotidien, ça a vraiment tout changé en quelques mois à peine. »
Flore demande à Bruno de continuer une thérapie tout seul : « Il y a eu un moment où j’ai eu l’impression d’avoir fait le tour. Mais je sentais bien que lui en avait encore besoin. Donc on a arrêté la thérapie ensemble, tout en gardant la porte ouverte au cas où ça soit à nouveau nécessaire. Et Bruno s’est mis à voir un autre psy qui était dans le cabinet. Je ne sais pas ce qu’il raconte là-bas. Ça fait des années maintenant qu’il suit cette thérapie et qu’il me dit que ça lui fait du bien.
Encore une fois, je pense que les hommes devraient plus y penser. Bruno est le seul homme de notre groupe d’amis ou de personnes proches qui a déjà vu un psy. Il y a parfois eu des moqueries. À chaque fois que j’ai été témoin de ça, j’ai remis tout le monde à sa place. Il faut du courage pour admettre qu’on a un problème et encore plus de courage pour travailler activement dessus. La thérapie de couple a sauvé notre couple. Et la thérapie de Bruno nous a rapprochés. Aucun d’entre nous ne regrette ce choix. »
2025-08-07 17:00:00
