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TÉMOIGNAGE. « C’était épouvantable » : une témoin d’un accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 20 ans raconte les secondes après la sortie de route


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l’essentiel
Nathalie (le prénom a été modifié) fait partie des témoins d’un accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 20 ans, dimanche 10 août 2025 en début d’après-midi sur l’autoroute A62. Au lendemain du drame, elle livre un témoignage poignant sur les secondes qui ont suivi la sortie de route.

Nathalie* se souviendra malheureusement toute sa vie du dimanche 10 août 2025. Cette septuagénaire circulait sur l’autoroute A62, depuis Bordeaux et en direction de Toulouse, lorsqu’elle a été témoin d’un dramatique accident de voiture juste devant elle.

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Un véhicule, avec cinq personnes à bord, est allé taper la glissière de sécurité avant de faire plusieurs tonneaux. La voiture s’est immobilisée et, malgré l’intervention de nombreux secours, une jeune femme de 20 ans est décédée sur place. Quatre autres personnes ont été blessées dont trois grièvement. Parmi elles, un nourrisson de 18 mois.

« C’était horrible »

« C’était horrible, débute Nathalie. Il était 13 h 51 exactement. Je rentrais, avec mon compagnon au volant, d’un week-end dans la région bordelaise. Nous nous sommes arrêtés manger à Boé (Lot-et-Garonne) avant de reprendre la route. En arrivant en Tarn-et-Garonne, au loin, j’ai d’abord vu une fumée s’échapper. Dans un premier temps, j’ai pensé que c’était un feu de broussailles », explique-t-elle.

La glissière de sécurité a été arrachée par la violence du choc.
La glissière de sécurité a été arrachée par la violence du choc.
DDM

Mais sa première intuition n’est pas la bonne. « Mais la fumée redescendait trop vite. C’est ensuite que j’ai vu la glissière de sécurité enfoncée. Et puis nous avons vu la voiture. Elle était pulvérisée », détaille-t-elle. Devant elle, plusieurs véhicules se sont arrêtés pour porter secours aux victimes.

« Il y avait des morceaux partout »

« Ils ont eu de très bons réflexes, loue Nathalie. Ils ont sauté de leur voiture, ont enfilé leur gilet de sécurité et se sont précipités vers les restes de la voiture. » Le véhicule est défoncé par la violence du choc. « Il y avait de tout partout. Une partie du train avant et de la route était d’un côté, il y avait des morceaux de pare-brise partout, le pare-chocs est resté sur la palissade… Tout était en mille morceaux. »

Peu à peu, la scène macabre se dévoile aux yeux de notre témoin. « La première chose qui m’a glacé le sang, ce sont les cris d’un enfant. J’ai travaillé avec des petits toute ma vie. Je reconnais quand un enfant a faim, a peur, est énervé. Là, très clairement, le petit était terrorisé. Un homme a tenté de lui parler pour qu’il puisse peu à peu retrouver un minimum de calme. C’était épouvantable d’entendre ça », s’émeut Nathalie.

« C’est glaçant »

Derrière, outre le jeune enfant de 4 ans, blessé et transporté aux urgences de l’hôpital de Toulouse-Purpan, elle remarque un siège auto de bébé. « C’était un nourrisson de quelques mois. Lui, en revanche, ne faisait pas de bruit. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus marquée. À part l’enfant de 4 ans, on n’entendait plus aucun bruit. C’est glaçant. »

C’est à l’avant que les dégâts humains sont les plus importants. « Les deux occupants étaient dans un état indescriptible. L’un devait déjà être décédé », devine Nathalie. En l’occurrence, une jeune femme de 20 ans qui n’a pas survécu à la sortie de route malgré tous les efforts des secours.

« La présence des enfants m’a bloquée »

Si Nathalie n’a pas « eu la force » d’intervenir directement autour de la voiture – « la présence des enfants m’a complètement bloquée », avoue-t-elle –, elle a immédiatement contacté la gendarmerie. « J’ai fait le 17, je leur ai décrit toute la situation et je leur ai demandé de faire le plus vite possible », se souvient-elle, la voix encore marquée par l’émotion. « En dix minutes, j’ai vu deux motards arriver très rapidement sur site pour sécuriser l’intervention. »

Dimanche 10 août au soir, une fois revenue à son domicile après avoir côtoyé l’horreur, Nathalie avoue : « J’ai eu énormément de mal à m’endormir hier soir. J’espère ne jamais connaître à nouveau cette sensation. »

Le prénom a été modifié.



2025-08-11 12:47:26

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