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La présentatrice du journal télévisé de France 2 a été confrontée aux questions sur son compagnon, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann. Elle a défendu son travail de « femme libre », tout en réaffirmant qu’elle quittera le « 20h » s’il devient candidat à la présidentielle. Charles Alloncle, puis la députée du RN Caroline Parmentier, ont voulu rebondir en lui demandant si, à son avis, la situation serait la même si elle était la compagne du président du RN, Jordan Bardella. « J’espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou sur une chaîne publique, jusqu‘à ce que son compagnon soit candidat » à la présidentielle, a répondu la vedette de l’info de France Télévisions.
Xavier Niel : « Je ne suis pas un clown »
Vous avez « transformé votre commission en cirque : merci pour votre invitation, mais je ne suis pas un clown » : cette apostrophe du milliardaire Xavier Niel au rapporteur Charles Alloncle a marqué son audition, sans doute la plus électrique de toutes. Entendus ensemble, Xavier Niel et l’entrepreneur Matthieu Pigasse ont enchaîné les échanges virulents avec Charles Alloncle, qu’ils accusent d’avoir menti au sujet du groupe de production audiovisuelle Mediawan, dont ils sont cofondateurs. « Vous vous croyez où ? », a répliqué le rapporteur à l’adresse du premier.
Nagui « jeté en pâture »
L’animateur a accusé Charles Alloncle de l’avoir « jeté en pâture » et mis sa famille en danger avec des « insinuations » sur ses revenus. Nagui a annoncé dès le préambule de l’audition qu’il avait déposé plainte contre X pour cyberharcèlement, « fin janvier, début février », se disant victime d’une « campagne de haine » déclenchée selon lui par une interview du député UDR fin 2025. Dans son interview, le député UDR avait nommément mis en cause l’animateur, en le désignant comme « la personne, sur les 10 dernières années en France, qui s’est le plus enrichie sur l’argent public ». Le député a répliqué en disant être lui aussi victime de « menaces de mort » à cause de la réponse qu’avait publiée Nagui sur les réseaux sociaux.
Rachida Dati accuse “Complément d’enquête”
Le 5 février, Rachida Dati, alors ministre de la Culture, a mis en cause le magazine de France 2 “Complément d’enquête”. « Ils ont proposé, via un tiers, auprès d’un membre de ma famille, de pouvoir le payer » en contrepartie d’informations, assure-t-elle. Entendus une semaine plus tard, les responsables de “Complément d’enquête” ont catégoriquement démenti. Face à ce litige, Jérémie Patrier-Leitus a conclu que les documents transmis par les deux parties prouvent leur bonne foi. Sans préciser pourquoi leurs versions divergent.
La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte-Cunci, a dénoncé le « procédé très manipulatoire » du rapporteur de la commission Charles Alloncle, qui a contesté ses chiffres sur le coût du groupe public lors de la dernière audition, dans une ambiance tendue. Tous deux ont longuement affiché leurs divergences sur le « coût pour les Français » de l’entreprise publique. La première a affirmé que France Télévisions « coûte 600 millions (d’euros) de moins (par an) qu’il y a dix ans » en comptant l’inflation, tandis que le député ciottiste répétait inlassablement que la dotation publique de l’État a augmenté de 136 millions entre 2015 et 2024.
2026-04-25 08:15:00
