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Il a été déclaré coupable. Après une dernière prise de parole dans la matinée, dans laquelle il a réaffirmé son innocence, Cédric Jubillar a été condamné ce vendredi par la cour d’assises du Tarn à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine. Le peintre-plaquiste de 38 ans a regardé impassible la présidente énoncer sa peine, mains serrées sur l’ouverture vitrée du box. Sa défense a immédiatement annoncé qu’elle faisait appel.
À l’énoncé du verdict, la famille et les proches de Delphine se sont étreints et embrassés sur les quatre bancs des parties civiles qu’ils occupaient en rangs serrés. Certains pleuraient également, tandis qu’un oncle de Delphine a fait un malaise. « On est tous sous le choc après quatre ans de procédure », s’est réjoui un avocat des parties civiles, Me Philippe Pressecq. « Les jurés ont été à la hauteur de l’enjeu pendant ces quatre semaines », a-t-il dit, « c’est parce qu’ils ont bien suivi et bien compris le dossier qu’ils ont pris une décision incontestable. »
Une peine conforme aux réquisitions
Durant les quatre semaines du procès, débuté le 22 septembre, les parties civiles avaient espéré en vain des aveux dans cette affaire sans corps, ni scène de crime, ni preuves irréfutables. Cédric Jubillar « est-il coupable d’avoir, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines donné volontairement la mort à Delphine Aussaguel épouse Jubillar ? ». Au moins sept des neuf membres de la cour, composée de trois magistrats et six jurés, ont malgré tout répondu « oui » à cette question.
Le verdict annoncé ce vendredi est conforme aux réquisitions des avocats généraux. Mercredi, les avocats généraux avaient en effet requis une peine de 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre du trentenaire, assurant n’avoir « aucun doute sur le fait que Delphine Aussaguel est morte » le soir du 15 décembre 2020. Jeudi, les avocats de Cédric Jubillar avaient plaidé l’acquittement, estimant que ce procès était « vicié ».
Un nouveau procès en 2026 ?
Depuis sa première prise de parole le 22 septembre dans le palais de justice d’Albi, l’accusé, stoïque dans son box mais secoué de mouvements nerveux, a invariablement martelé qu’il n’avait rien à voir avec la disparition de la mère de ses deux enfants. Le deuxième procès de cette affaire ultra-médiatisée pourrait se tenir en 2026, probablement devant la cour d’appel de Toulouse.
« Nous savions que, quoi qu’il arrive, il allait y avoir un deuxième combat et nous allons nous remettre au travail pour préparer cet appel », a déclaré Me Alexandre Martin, l’un des deux avocats du condamné. « Nous sommes déçus », a encore la défense. « Aujourd’hui, la vérité a gagné sur le mensonge », a de son côté estimé Me Mourad Battikh, avocat des parties civiles, après l’annonce du verdict.
2025-10-17 13:16:00
