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Dès le 25 septembre sur france.tv, « Bistronomia » plonge dans les cuisines parisiennes de 2025 : trois jeunes talents entre rêves d’étoiles et violence du milieu. Un « The Bear » à la française.
En cuisine, tout est affaire de rythme. Les commandes s’enchaînent, les assiettes brillent, mais derrière le velours des nappes, il y a les cris, la sueur et parfois les larmes. C’est ce que raconte « Bistronomia », la nouvelle série signée par une brigade de scénaristes, dont Marie-Sophie Chambon, Judith Havas, Anaïs Carpita et Camille Pierrard, épaulée par le chef Yves Camdeborde et produite sous la direction de Marine Bidaud et Alexandre Cammas. La fiction servira son premier menu sur france.tv le 25 septembre, avant un passage en prime sur France 2.
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La recette ? Paris en 2005, trois vingtenaires : Johanna, jouée par Yowa-Angélys Tshikaya, cheffe brillante mais freinée par le racisme et les barrières sociales ; Amandine, campée par Louise Labèque, héritière sous pression ; et Vivian, interprété par Édouard Sulpice, aspirant critique en exil derrière son bar. Un groupe qui suffoque dans un monde verrouillé par le patriarcat et la course aux étoiles. Leur ambition : réinventer une cuisine démocratique, débarrassée de ses ors et de ses abus. En somme, incarner l’esprit de la « bistronomie », ce mouvement né au début des années 2000 où des chefs décidèrent qu’on pouvait servir du raffiné sans nappe amidonnée.
Une série pas si familière
Si certains y verront un « The Bear » à la française, la comparaison a ses limites : là où la série américaine s’ancre dans la frénésie d’un sandwich shop de Chicago, « Bistronomia » plonge dans les cuisines étoilées, avec le poids de l’héritage culturel français. On y retrouve la même tension haletante, c’est-à-dire casseroles qui claquent, vapeurs brûlantes, dressages millimétrés, mais aussi un sous-texte social : racisme banalisé, sexisme, blessures invisibles. Derrière le dressage impeccable, des coups de canif.
Et pourtant, pas de misérabilisme : la série raconte aussi une jeunesse qui rêve plus fort que ses aînés, qui débat autant dans les quartiers que dans les brigades. Le trio d’acteurs crève l’écran, et le scénario, primé au Festival de Fiction de La Rochelle, assume quelques longueurs comme un repas trop copieux, mais l’essentiel est ailleurs : mettre en lumière ce que la gastronomie française préfère soi-disant taire. Avec « Bistronomia », la fiction française s’offre son premier vrai « service » façon « The Bear ». C’est vif, brûlant, imparfait, mais nécessaire. On en ressort affamé de sens, pas de sauce.
2025-09-24 12:56:13

