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Aussi appelé délire des sosies ou syndrome d’illusion des sosies, le syndrome de Capgras se caractérise par la conviction – délirante et erronée – qu’un sosie a remplacé une personne importante pour le patient ou la patiente.
Son mari ou sa femme par exemple, qui auraient ainsi été substitués par une sorte de double similaire ! D’une manière générale, il s’agit de « personnes auxquelles le malade est lié par un sentiment affectif intense », selon Capgras.
Cette substitution peut également impliquer des animaux de compagnie et même des objets, investis d’une forte valeur sentimentale. Il existerait même des cas de Capgras pour les voix. Dans ce cas, le patient est convaincu, d’entendre un imposteur.
Psychiatrique et neurologique
Ce syndrome a d’abord été considéré comme un trouble psychiatrique, à l’image des délires observés dans la schizophrénie. Puis dans les années 1980, des lésions cérébrales ont été identifiées chez des patients atteints de syndrome de Capgras.
Avec des traumatismes constatés au niveau notamment des lobes frontaux et du système limbique, et en conséquence, des perturbations des fonctions mnésiques (mémoire) et de la perception de la réalité.
Au point donc de provoquer une incapacité à intégrer correctement le traitement des informations émotionnelles et la reconnaissance des visages.
Comportements violents
Outre la schizophrénie, les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, de démence à corps de Lewy, d’épilepsie, d’accident vasculaire cérébral (AVC), de tumeurs hypophysaires ou de maladie de Parkinson (MP) à un stade avancé peuvent également présenter un syndrome de Capgras. Lequel, dans certains cas, peut aussi être associé à des comportements violents, sur fond d’angoisse.
Des traitements ?
Loin d’être spécifique, la prise en charge apparaît intimement liée à celle de la pathologie éventuellement associée.
Selon les cas, des neuroleptiques ont parfois été utilisés avec succès, avec l’enjeu d’annihiler la conviction délirante et l’éventuelle agressivité du patient.
2026-08-21 05:15:00
