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Le jeune Tourangeau avait « refermé » l’édition 2025, il vient d’ouvrir la 2026 de façon tout aussi brillante à Saint-Paul-Cap-de-Joux dans le Tarn et peut viser un doublé à Saint-Gaudens en Haute-Garonne ce vendredi 9 juin pour le compte de la 46e cuvée de l’épreuve sudiste.
Jean-Marc Marino avait promis un « petit Liège-Bastogne-Liège version tarnaise » entre l’Aude et les rives de l’Agout. Il devra reprendre son bâton de pèlerin pour dégoter une ou deux « Redoute » supplémentaires et corser encore le terrain. Tout s’est terminé par un beau sprint « traditionnel » que Thibaud Gruel n’a pas négocié. Comme il y a un an à Saint-Girons, avec la complicité du Palois Tom Donnenwirth (il était là aussi en 2025), le Tourangeau s’impose et le plaisir des Groupama-FDJ après la ligne faisait… chaud (pitié !) au cœur. Ils n’avaient plus gagné depuis si longtemps…
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Les coureurs ont rallié Saint-Paul-Cap-de-Joux à la moyenne la plus faible envisagée par les organisateurs, mais la journée a vu les attaquants se succéder. Quatre d’abord, l’Irlandais Meehan (Cofidis), l’Allemand Mattheis (Bike Aid), le Belge Huys et le Français Delacroix, bien gérés par le jeune Esteban Foucher (pour l’équipe du futur vainqueur) puis repris à moins de quarante bornes de l’arrivée. Deux ensuite, l’Italien Mattia Bais (Polti) et le Lyonnais Jan-Loup Fayolle. Un enfin, le Suisse Alexandre Balmer (Solution Tech Nippo) qui a entrevu le succès au moment de passer le pont…
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Mais les « bleu et rouge’ de Philipe Mauduit ont géré au mieux avec Le Gac et Donnenwirth qui a tenu jusqu’aux 200 mètres après le faux-plat montant. Zingle parti de bien trop loin et Mihkels, que lon avait vu changer de vélo avant l’entrée dans le final, n’ont pu que constater leur impuissance.
« C’était comme sur la PlayStation ! »
La Route avait perdu en chemin Jason Tesson, ancien vainqueur d’étape (il y a trois ans, tout près de là, à Graulhet, devant Strong et Viviani quand même) sur chute, et Moschetti n’était pas dans le coup. « J’adore, merci, merci les mecs… C’est super. Merci ! » Nous n’avons pas noté le nombre de remerciements adressés par le dauphin de Cosnefroy sur les dernières Boucles de la Mayenne à ses partenaires. Autant sans doute que de bidons versés sur les têtes et les nuques brûlantes de tout le Team.
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« J’avais de super jambes et l’équipe aussi, raconte Gruel, et elle a cru en moi toute la journée, On a contrôlé puis les mecs sont tous revenus dans le final pour m’emmener à la perfection. C’était comme sur la PlayStation ! Je suis content d’avoir gagné pour eux. Ça fait super plaisir ».
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La deuxième journée se termine cet après-midi à Saint-Gaudens la fidèle (elle s’apprête à accueillir l’épreuve pour la 34e fois). Si ça peut inspirer le jeune missile français, soulignons que quelques-uns des plus grands noms du sprint se sont imposés en Comminges. Wilfried Nelissen (1995), Frédéric Moncassin (1996), Jeroen Blijlevens (1997) Max Van Heeswijk (2002), Bryan Coquard pour sa première en 2015, tous sont prêts à accueillir avec plaisir le leader.
Piganzoli frétille un court instant
La première journée a eu droit à une « jolie » chute qui a emmêlé les vélos de pas mal de coureurs comme Moniquet, Chaleil, Pringle, Joalland sans gravité.
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Juste après le deuxième passage de la côte du Haras de la Colline sur une de ces petites routes jamais bien plates et souvent ombragées, Davide Piganzoli a semblé piqué par une guêpe ! Il s’est brusquement dressé sur les pédales pour un (très) bref effort sans suite ni conséquences. On aurait dit que le jeune Italien vérifiait que tout répondait comme il fallait. Rassuré, il a poursuivi dans l’anonymat alors que Staune-Mittet avait bougé aussitôt derrière lui. Il faudra sans doute attendre vingt-quatre heures de plus et le troisième round dans les Pyrénées pour le revoir en action. Les sommets, on va juste les apercevoir tout à l’heure sur les vestiges du circuit du Comminges ou la Route s’offre un décor historique.
2026-06-18 21:40:07
