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Pour la commémoration de la Libération de Toulouse, ce mercredi 19 août, Jean-Luc Moudenc a livré un discours aux accents gaulliens demandant aux candidats à la présidentielle de « redresser la France ». Et aux électeurs de refuser les extrêmes.
« 82 ans après la Libération, qu’avons-nous fait de cet esprit de résistance ? » Chaque 19 août, jour de commémoration de la Libération de Toulouse en 1944 par la Résistance, Jean-Luc Moudenc, après l’hommage patriotique, fait le parallèle avec la situation actuelle. Ce mercredi, devant le monument à la Gloire de la Résistance, allée Frédéric-Mistral, le maire n’a pas dérogé à cette tradition.
Et dans un discours aux accents gaulliens, alors que la guerre est de retour en Europe et que le pays semble « perclus de problèmes », il a donné le cap qui est aussi un mode d’emploi pour les candidats à la présidentielle. Aux formations de « l’arc démocratique », Jean-Luc Moudenc demande de proposer « un plan de redressement général du pays avec un volet budgétaire très volontariste », « un programme de renforcement de notre défense » et de s’engager « en cas d’absence de majorité à l’Assemblée », « à coopérer avec les autres familles politiques démocrates. »
Les « demi-démocrates »
Le maire s’est attardé sur ce qui constitue à ses yeux le premier danger des démocraties : « l’inquiétante montée des forces nationalistes de droite radicale ». Il a préconisé une méthode appliquée lors des municipales : parler à ces électeurs tentés par « le nationalisme » pour les ramener dans le camp républicain.
Au passage, celui qui, l’an dernier, avait appelé à combattre tout à la fois « le nationalisme » et « le mélenchonisme » a ramené « l’extrême-gauche insoumise » au rang d’une « particularité » française bien que tout aussi nocive à ses yeux.
Plutôt que la recherche de « boucs émissaires », « les étrangers pour les uns, les riches pour les autres », Jean-Luc Moudenc veut « une réponse courageuse » basée sur « l’effort ».
S’il a bien livré un discours politique, le premier magistrat réélu en mars face à une alliance Insoumis-socialistes, s’est gardé d’attaques plus ciblées, comme en 2022 avec les « nouveaux antisémites ». Tout juste le candidat socialiste, François Briançon, a-t-il eu droit à un rappel à l’ordre lorsque Jean-Luc Moudenc a demandé « de ne pas se compromettre avec un extrême ». Faire barrage à un extrême et pas à l’autre, ce serait être « un demi-démocrate » ou un « demi-républicain ».
Après la cérémonie, François Briançon, qui n’a entendu que « des commentaires d’actualité insipides », a contre-attaqué sur X : « s’il appliquait un quart des conseils qu’il donne à l’État et aux partis, le quotidien des Toulousains serait bouleversé. » Aucun élu Insoumis, y compris François Piquemal, n’a assisté à la cérémonie. Une absence en forme de boycott du discours du maire.
2026-08-19 20:05:09
