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Lassée de ces dizaines de produits colorés qui encombrent les étagères de votre salle de bain ? Vous êtes loin d’être la seule. Sur les réseaux sociaux, une tendance à « désencombrer » son espace visuel prend de l’ampleur. Voici ce qu’il faut savoir.
Dans nos salles de bains, il y a bien plus que des soins du visage, du shampooing ou des crèmes hydratantes. Il y a du bruit. Pas sonore, non. Visuel. Celui des logos criards, des slogans marketing, des étiquettes brillantes qui nous rappellent à chaque instant que notre peau est imparfaite, nos cheveux trop ceci, pas assez cela. Même les moments les plus anodins – se laver les mains, se brosser les dents, se maquiller – deviennent des occasions de consommer… ou de culpabiliser. Face à ce tumulte graphique, une nouvelle tendance s’impose doucement, mais sûrement : le désencombrement visuel. Née dans l’ombre du minimalisme et portée par les esthétiques épurées d’Instagram et de TikTok, cette pratique consiste à retirer les étiquettes de ses produits de beauté, voire à transvaser crèmes, gels et lotions dans des contenants neutres. Objectif ? Retrouver un sentiment de calme, de clarté, de contrôle. Et si possible, redonner à son rituel beauté la place qu’il mérite : celle d’un moment pour soi, pas pour les marques.
Un ras-le-bol silencieux… mais puissant
Ce phénomène, très photographié et filmé sur les réseaux, est bien plus qu’une question de design. C’est une rébellion douce. Un refus poli, mais déterminé d’être sans cesse ciblée, interpellée, sollicitée par des marques qui s’invitent jusque dans notre intimité. On pourrait parler d’un nouveau type de minimalisme beauté. Mais les adeptes du désencombrement visuel décrivent souvent un effet immédiat : un soulagement esthétique. L’œil respire à nouveau. La salle de bains redevient un lieu apaisant, presque thérapeutique. Certains parlent même d’une forme de méditation visuelle, où l’absence de distraction permet de ralentir, de savourer un moment de soin sans pression.
Une façon de consommer autrement
Mais derrière cette démarche se cache aussi une transformation plus profonde. En supprimant les logos, on élimine aussi les injonctions. Ce n’est plus « l’exfoliant miracle qui transforme votre peau en trois jours », mais simplement un produit que vous avez choisi, que vous aimez utiliser, et qui s’intègre dans votre routine sans vous hurler dessus. Et à force de détourner le regard des packagings séduisants, on finit par consommer… moins. Moins de nouveautés achetées sur un coup de tête. Moins de doubles (ou triples) de produits déjà existants dans notre armoire. Le désencombrement visuel devient alors un frein aux achats impulsifs et un outil de prise de conscience face à l’overdose cosmétique.
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La beauté sans bruit : une tendance durable ?
Dans un monde saturé de sollicitations, ce besoin de vide visuel s’étend bien au-delà de la salle de bains. Il fait écho au succès du design épuré, des espaces dépouillés, des intérieurs calmes. Il rejoint aussi les démarches slow beauty, clean beauty, ou encore no buy et s’inscrit dans une démarche de retour à l’essentiel, dans le fond comme dans la forme. On retrouve ce mouvement dans la popularité croissante des contenants ambrés, des flacons pompe réutilisables, des bocaux de verre étiquetés à la main. Une esthétique inspirée des spas japonais, des apothicaires d’autrefois ou encore du design scandinave, où la fonction est reine et la forme au service du calme intérieur. À noter que le désencombrement visuel ne promet pas une peau parfaite ni une salle de bains pinterestable en trois minutes. Il invite à réduire le chaos, pas à l’éliminer complètement. Il s’agit de se réapproprier son espace, de transformer le geste quotidien en rituel apaisant.
2025-10-13 18:44:00
