mercredi, juillet 8, 2026
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Présidentielle 2027 : Leclerc, Pigasse, Castex… se dirige-t-on réellement vers une candidature issue de la société civile ?


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l’essentiel
La présidentielle 2027 s’annonce ouverte comme jamais. Entre la lassitude envers les partis traditionnels et les ambitions venues du privé, l’idée d’un candidat issu de la société civile gagne du terrain. Sera-t-elle plus qu’une tentation médiatique ?

À moins d’un an de l’élection présidentielle (18 avril et 2 mai), la liste des prétendants ne cesse de s’allonger. Mais, au-delà des personnalités politiques « traditionnelles », les noms de plusieurs autres prétendants venus d’ailleurs alimentent les spéculations. Entre Michel-Édouard Leclerc, Matthieu Pigasse ou encore Jean Castex, peut-on s’attendre à une candidature surprise ?

Dans nos colonnes, Luc Rouban, chercheur au Cevipof, s’était exprimé sur le paysage politique français morcelé. Parlant de « décomposition de l’électorat macroniste », de « mouvements centrifuges à gauche » et du « paradoxe Mélenchon ». Une situation qui semble laisser la place à l’émergence d’un profil surprise pour 2027…

Un contexte propice pour un candidat issu de la société civile ?

L’idée n’a rien de nouveau et, depuis plusieurs décennies maintenant, les Français affichent une défiance croissante envers les partis politiques. Les enquêtes d’opinion montrent régulièrement qu’une majorité souhaite un renouvellement.

C’est dans ce contexte que Michel-Édouard Leclerc entretient le flou… Ce lundi 6 juillet, sur BFMTV, il a confié qu’il « pourrait avoir envie d’aller » à la présidentielle 2027. Depuis des mois, le dirigeant du groupe E.Leclerc multiplie les prises de parole sur le pouvoir d’achat, la fiscalité ou encore l’Europe.

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Autre profil qui est sorti du bois : Matthieu Pigasse. Le banquier d’affaires, propriétaire de plusieurs médias, assume désormais vouloir « peser » sur la présidentielle de 2027 et n’écarte pas, lui non plus, une entrée en lice. Son positionnement est davantage intellectuel et idéologique que partisan. Le cas de Jean Castex est différent : l’ancien Premier ministre, aujourd’hui à la tête de la SNCF, a vu son nom circuler. Mais il a publiquement fermé la porte à une candidature, expliquant se consacrer pleinement à ses fonctions actuelles. « Ni à l’ordre du jour, ni dans mon horizon », a-t-il notamment commenté dans les médias.

La culture des partis, dernière bouée de survie pour les poids lourds politiques ?

L’historien Jean Garrigues a déjà expliqué que « la culture des partis politiques en France, même si elle est en train de voler en éclats, rend difficile la concrétisation de ce genre de scénario ». Autre obstacle : l’élection présidentielle ne se résume pas à une popularité médiatique. Il faut réunir les 500 parrainages d’élus, bâtir une organisation nationale, financer une campagne, constituer une équipe… Sans appareil politique solide, l’exercice semble complexe.

À cela s’ajoute un grand nombre de candidats déjà dans les starting-blocks, comme Édouard Philippe, en campagne depuis plusieurs mois déjà. Autour de lui gravitent Gabriel Attal, Bruno Retailleau, le ou la candidate RN ou encore les différentes figures des gauches qui cherchent encore leur mode de désignation. À l’extrême gauche, seul Jean-Luc Mélenchon (LFI) semble s’imposer comme un candidat naturel.

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Dans un entretien accordé à LCP, Frédéric Dabi, patron de l’Ifop, a rappelé l’importance de prendre en compte la volatilité de l’opinion : « Les dynamiques de campagne interviennent plutôt en février ou mars ». « De nombreux électeurs ne s’intéressent au scrutin que lors des derniers mois ». La forte notoriété de l’été 2026 n’assure rien pour le printemps 2027. Comme on l’apprend dans la fable, mieux vaut être la tortue que le lièvre…



2026-07-08 04:19:03

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