mardi, avril 28, 2026
AccueilActualitésPourquoi le GIGN utilise de plus en plus de drones lors de...

Pourquoi le GIGN utilise de plus en plus de drones lors de ses missions ?


#Pourquoi #GIGN #utilise #drones #lors #ses #missions



Son arrestation a été rendue possible grâce à un drone. Un homme né en 1960 est suspecté d’avoir tué dimanche à Montmorillon, dans la Vienne, son ex-compagne et la sœur de celle-ci. Cet ancien militaire s’est présenté chez elles armé d’un fusil et leur a tiré dessus, avant de regagner son domicile. Après la découverte des corps des victimes, une centaine de gendarmes, dont certains membres de l’antenne du GIGN de Tours, ont été mobilisés dans cette commune d’environ 5.800 habitants pour localiser et interpeller leur meurtrier. Ce dernier a été retrouvé blessé par balle à la poitrine par les opérateurs de l’unité d’élite et est décédé dans la soirée à l’hôpital de Poitiers. Et lors de cette opération, un objet volant a donc été utilisé.

Traque de fugitifs, forcenés, interpellations à haut risque de trafiquants… La force d’intervention de la gendarmerie nationale, qui réalise quotidiennement une dizaine de missions en France comme à l’étranger, utilise des drones depuis une vingtaine d’années, selon un rapport du Sénat. Le GIGN central, basé à Versailles dans les Yvelines, dispose d’une section des moyens spéciaux au sein de sa division technique. Drones aériens, terrestres ou roulants… Ces militaires, qui possèdent des drones de toutes sortes et de toutes tailles, sont en alerte permanente. Ils accompagnent leurs collègues de la force d’intervention lorsqu’ils doivent se projeter, à n’importe quel moment du jour ou de la nuit, sur une tuerie de masse ou une prise d’otages.

« Des télépilotes spécialement formés »

« Ce sont des télépilotes spécialement formés, capables de décrypter tout type d’images captées par des drones, notamment celles prises avec des caméras infrarouges la nuit », explique à 20 Minutes une source proche du dossier. Observer l’intérieur d’un bâtiment ou d’une maison, localiser un forcené, détecter la présence éventuelle d’armes… Leur contribution est précieuse pour apporter des renseignements en temps réel qui seront utiles avant de lancer un assaut. « Les drones sont emportés lors de chaque opération mais ils ne sont pas systématiquement utilisés, c’est décidé au cas par cas », détaille une source sécuritaire. Ces appareils sont aussi très utiles aux gendarmes d’élite lors de missions de renseignement, pour réaliser des filatures discrètes ou des observations longues notamment.

La section des moyens spéciaux forme et équipe les télépilotes qui sont affectés au sein des 14 antennes locales du GIGN. Ses membres sont aussi chargés de réaliser une veille technologique et de se tenir au courant des dernières innovations. Pour cela, des partenariats sont noués avec des entreprises. « Il y a également une collaboration sur ces sujets avec l’AID (Agence Innovation Défense), la DGA (Direction générale de l’Armement), explique un bon connaisseur de l’unité. Le GIGN ne fait pas cavalier seul, ne réfléchit pas seul mais est assez autonome dans sa pratique du drone. »



2026-04-14 05:07:36

Article précédent
Article suivant
RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -

Most Popular

Recent Comments