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Pourquoi certains infidèles ne se sentent-ils pas coupables ?


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Illustration d'un homme qui envoie des messages la nuit pendant que sa femme dort
Une étude de 2024 de l’Université d’Innsbruck met en avant la notion de « dégengagement moral » pour expliquer pourquoi certains infidèles ne ressentent aucune culpabilité. – ©elenabs/iStock

L’infidélité peut nous mettre dans tous nos états, même quand on en est l’auteur. Ce n’est toutefois pas toujours le cas. Pourquoi certains infidèles ne s’embarrassent d’aucune culpabilité ?  

Si vous avez déjà été victime d’un comportement infidèle, vous savez à quel point cela peut être douloureux et déstabilisant. Mais la personne qui vous a trompé se sent-elle aussi mal que vous ? Est-elle écrasée par la culpabilité ? Parfois l’infidèle n’a aucun remord….  

Infidélité : qu’est-ce que le « désengagement moral » ?  

Pourquoi est-on infidèle ? Est-ce une façon de chercher du réconfort auprès de quelqu’un d’autre ? De combler un manque ? Selon une étude de 2024 de l’Université d’Innsbruck repérée par « Psychology Today », l’infidélité est remarquablement répandue dans les relations intimes. L’étude a mis en avant la notion de « désengagement moral », qui pousse à « mettre de côté les normes intériorisées du bien et du mal lorsqu’ils agissent, ce qui leur permet d’agir contre leur boussole morale sans mauvaise conscience », expliquent les chercheurs dans un communiqué.  

Le désengagement moral repose sur l’hypothèse qu’il existe un décalage entre ce que l’on sait et ce que l’on fait. En matière d’infidélité, on s’arrange alors avec la réalité pour l’adapter à nos valeurs et gérer la culpabilité. L’exemple donné par l’étude est courant : on peut estimer qu’une liaison ponctuelle est moralement moins répréhensible qu’une infidélité de plusieurs mois, considérée comme plus « sérieuse ». Cet argument peut être perçu comme valable mais peut aussi rebuter : le partenaire trompé pourrait estimer qu’une tromperie est une tromperie, qu’importe sa durée. Aussi, ce désengagement moral passe par l’omission : si mon partenaire n’est pas au courant de mon infidélité, mon action n’est pas répréhensible. Et si la personne infidèle ne ressent aucune culpabilité, sans même faire preuve de désengagement moral ?   

Un « désengagement moral élevé » rend plus acceptables des actes que l’on juge mauvais

Les chercheurs ont interrogé 236 couples, qui ont répondu à des questions sur l’aspect moral des comportements humains. Par exemple : « Il est acceptable de répandre des rumeurs pour défendre ceux que vous aimez » ou « Les personnes maltraitées ont généralement fait quelque chose pour s’attirer les foudres de leur partenaire ». Puis, ils ont évalué les comportements infidèles, en indiquant s’ils constituaient une tromperie, s’ils avaient commis le comportement, et si leur partenaire avait commis le même comportement. Les exemples de comportements infidèles comprenaient une rencontre secrète avec un ex, ou encore la masturbation et l’échange de numéros de téléphone avec une personne attirante par exemple.  

Dans l’ensemble de l’échantillon, 39 % des femmes et 35 % des hommes ont déclaré avoir commis au moins un acte d’infidélité. « Les personnes ayant un niveau élevé de désengagement moral semblaient penser qu’il est acceptable de faire des choses qu’elles savent, logiquement et moralement, être mauvaises » montrent les résultats de l’étude. « Une fois que ces personnes finissent par avoir une relation ensemble, elles ne sont pas particulièrement heureuses. En ce qui concerne l’infidélité, elles sont plus susceptibles de tromper, et aussi de penser que leur partenaire le fait aussi », apprend-on.  

Lire aussi >  Voici comment vous percevez l’infidélité, selon votre personnalité

Partager les mêmes valeurs pour limiter les risques de tromperie

Les résultats suggèrent également que ceux qui commettent une infidélité savent qu’ils se comportent de manière malhonnête, mais le font quand même. Les participants « admettent ouvertement le caractère répréhensible d’un comportement et le commettent néanmoins », peut-on lire.  

Le point positif, selon la psychologue Susan Krauss Whitbourne dans « Psychology Today », c’est que tant que vous et votre partenaire partagez les mêmes valeurs au sujet de l’infidélité et que vous en avez parlé ouvertement, vous aurez plus de chance de vivre une relation saine, dans la confiance et la communication. Ce qui limite les risques de tromperie. Tout n’est pas perdu ! 



2025-09-27 18:35:00

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