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Airbus et Boeing doivent faire face à quelques récents problèmes sur leurs modèles phares. Un défaut sur le bouton « incendie moteur » de l’A320neo a en effet été détecté et des sièges de 737 MAX sont potentiellement mal fixés. Le point.
Si l’horizon est de nouveau relativement dégagé pour Airbus et Boeing, les deux industriels sont néanmoins confrontés en cette période estivale à quelques problèmes sur leurs best-sellers, respectivement l’A320neo et le 737 MAX.
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Chez Airbus, c’est un petit bouton dans le cockpit qui est au centre des préoccupations. Le syndicat britannique de pilotes BALPA (British Airline Pilots Association) a en effet signalé un défaut mécanique susceptible de provoquer l’arrêt inopiné d’un moteur en vol. Le problème concerne le bouton « incendie moteur » des A320neo que les pilotes activent manuellement en cas de feu moteur pour couper son alimentation en carburant. Seulement voilà, une goupille de retenue placée dans son mécanisme peut avoir été déformée et avec les vibrations en vol se retirer sans aucune action de l’équipage.

Ce défaut de fabrication a été détecté le 1er décembre 2024 sur un A320neo d’Air New Zealand qui reliait Wellington à Sydney. Au cours du vol, l’un des moteurs s’est subitement arrêté. Les pilotes ont dérouté l’avion vers Auckland et l’appareil s’est posé sans encombre. L’Agence européenne pour la sécurité aérienne (EASA) a publié une consigne de navigabilité pour les appareils A318, A319, A320 et A321 équipés de ce type de boutons. Elle impose aux compagnies de procéder à une inspection et de le remplacer le cas échéant.
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Boeing fait, quant à lui, face à deux soucis distincts. Le premier concerne l’installation des sièges passagers sur certains 737 MAX. Des goupilles situées au niveau de la fixation arrière n’auraient en effet pas été correctement introduites dans les rails qui servent à accrocher les sièges au plancher de l’avion. Ces sièges mal fixés risquent donc de se désolidariser et posent des problèmes évidents de sécurité. « Cette situation, si elle n’est pas corrigée, pourrait entraîner des blessures pour les passagers et l’équipage lors d’un atterrissage d’urgence ou obstruer l’allée, ce qui risquerait de ralentir l’évacuation », indique l’Autorité américaine de l’aviation civile (FAA). Quelque 453 avions, appartenant aux différents modèles de 737 MAX en service*, sont potentiellement concernés par ce problème. La FAA se donne jusqu’au 10 septembre prochain pour émettre ou non une consigne de navigabilité sur le sujet avec, à la clé, une inspection détaillée des fixations sur rails et une intervention lorsque cela le nécessite.

Le deuxième problème pour l’avionneur américain concerne de potentielles fissures sur le fuselage. Plus de 1 400 Boeing 737 Max en service dans le monde vont devoir être inspectés. La FAA impose cette inspection structurelle de manière préventive. À ce stade, aucune fissure n’a en effet été détectée sur le fuselage de 737 MAX. Cependant comme cela a été le cas sur certains Boeing 737 d’ancienne génération et que le MAX partage la même conception et les mêmes processus de fabrication, l’Autorité ne veut prendre aucun risque et préfère appliquer le principe de précaution. Les compagnies aériennes pourront réaliser ces contrôles lors des visites de maintenance programmées.
2026-08-14 04:31:05
