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Une perquisition a été menée ce mardi à l’Élysée dans le cadre d’une enquête sur les marchés publics liés aux cérémonies du Panthéon. Si les enquêteurs se sont vus refuser l’accès aux locaux au nom de l’inviolabilité présidentielle, des ordinateurs personnels ont été remis à la justice.
Le choix de la société Shortcut Events pour organiser les cérémonies d’entrée au Panthéon des hommes et des femmes illustres du pays depuis 22 ans a-t-il été fait dans les règles ? C’est cette question que posent aujourd’hui les enquêteurs de la brigade financière et anticorruption (BFAC) de la police judiciaire de Paris. Selon une information partagée par nos confrères du Canard Enchaîné et confirmée par l’Élysée, ces derniers se sont rendus au palais présidentiel ce mardi 14 avril pour procéder à une perquisition.
Les enquêteurs s’interrogent sur le choix de la société Shortcut Events pour organiser les cérémonies d’entrée au Panthéon des hommes et des femmes illustres du pays depuis 22 ans. Chaque panthéonisation a été facturée à l’État « autour de 2 millions d’euros », estime le Canard Enchaîné.
L’accès à l’Élysée refusé aux enquêteurs
Par le biais d’un communiqué, Pascal Prache, le procureur de la République financier, a indiqué qu’une « information judiciaire des chefs de favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence a été ouverte le 2 octobre 2025 visant notamment les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des Monuments Nationaux (CMN) ». Une enquête préliminaire avait été ouverte dans ce dossier le 7 décembre 2023 par le parquet national financier (PNF).
Les opérations de perquisition qui devaient être menées ce mardi visaient les « services de la présidence de la République ainsi que des domiciles ». Mais comme l’indique Pascal Prache auprès de nos confrères du Figaro, « l’accès aux services de l’Élysée n’a pas été autorisé ». Aux magistrats instructeurs et aux enquêteurs, il aurait été présenté « une analyse selon laquelle l’article 67 de la Constitution emporterait l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République ». En somme, ce texte garantit l’inviolabilité du président durant son mandat, interdisant tout acte d’instruction contre lui pour ses fonctions officielles. Les magistrats doivent donc scrupuleusement distinguer ce qui relève de la vie privée de ce qui touche à l’activité présidentielle protégée.
À la demande du magistrat instructeur, plusieurs ordinateurs portables personnels auraient été remis aux enquêteurs. Pour rappel, la dernière perquisition au sein du palais présidentiel a eu lieu il y a huit ans : le bureau d’Alexandre Benalla avait été perquisitionné dans le cadre d’une enquête autour de violences commises lors de manifestations, le 1er mai 2018.
2026-04-14 16:10:50
