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pas de corps, ni d’aveux… ces éléments qui jouent en la faveur de la défense


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L’affaire Jubillar, jugée devant les assises du Tarn à partir de lundi, est une affaire sans corps et sans aveux. Mais aussi sans élément matériel majeur. « En France, on ne peut pas condamner quelqu’un sans preuve », s’évertue à répéter Me Emmanuelle Franck, qui assure la défense de l’ex-plaquiste de 38 ans au côté de Me Alexandre Martin.

De fait, il manque à ce dossier une preuve déterminante pour emporter sans hésitation la culpabilité de Cédric Jubillar. Il y a quelques décennies, cela aurait été des aveux. De nos jours, on parlerait d’une trace ADN. Mais il n’y en a pas. Pas d’arme, pas de corps. Pas de scène de crime, pas de cause de la mort.

Pas un homme violent

Lorsque les gendarmes sont venus le voir, peu après le coup de fil pour signaler la disparition, le trentenaire ne portait aucune trace de coup sur son corps, comme cela avait pu être le cas pour Jonathann Daval par exemple. Les expertises biologiques réalisées sur les draps, couette, plaid du couple ont révélé des traces de sang, mais aucune de nature à l’impliquer dans un acte violent. Idem pour l’eau du siphon du lavabo de la salle de bain, et pour l’eau du siphon de la machine à laver. Pas de trace suspecte non plus dans la voiture. Les témoignages de son codétenu et de ses ex-petites amies, à qui il aurait avoué le crime, apporteront-ils des éléments utiles à la manifestation de la vérité ? Pas sûr, car rien de tangible n’a pu en sortir, ni sur la mort de Delphine, ni sur l’emplacement où se trouverait son corps.

« Des investigations minutieuses et exhaustives »

De plus, Cédric Jubillar n’est pas décrit comme un homme violent. Même s’il était capable de rabaisser son épouse en présence de tiers, personne n’évoque des coups. Et son casier judiciaire est vierge de toute condamnation.

La défense de Cédric Jubillar n’a pas à prouver son innocence. C’est à l’accusation, portée par les deux avocats généraux, de prouver sa culpabilité. À l’issue de l’information judiciaire, censée être menée à charge et à décharge, les juges d’instruction se sont laissés aller à écrire que « l’ensemble des éléments recueillis démontrent que Cédric Jubillar est l’auteur du meurtre de son épouse ». Une imprudence que les avocats de l’accusé n’ont pas manqué de dénoncer, voyant là la preuve que l’enquête n’avait que pour objet de fabriquer un coupable, en écartant les autres pistes.

« Ce sont au contraire des investigations minutieuses et exhaustives qui ont permis non seulement d’exclure l’ensemble des autres hypothèses, mais également de réunir de nombreux éléments constituant des charges suffisantes » à l’encontre de Cédric Jubillar, rétorque la juge d’instruction. Les jurés, auxquels il sera rappelé que le doute doit profiter à l’accusé, auront quatre semaines pour se forger une intime conviction.



2025-09-21 04:02:00

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