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Les négociations entre les États-Unis et l’Iran progressent mais les deux belligérants expliquent désormais qu’un accord sur la réouverture du détroit d’Ormuz risque de prendre encore quelques jours. Les responsables américains expriment leur optimisme, tout en reconnaissant que des points restent à régler et qu’ils pourraient faire capoter les discussions. Une délégation iranienne est arrivée ce lundi au Qatar, un pays qui a déjà joué un rôle clef dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran. Le gouverneur de la Banque centrale d’Iran a fait le voyage. La question du déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger est cruciale pour Téhéran.
Pour Donald Trump, l’urgence est de parvenir à un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz dont la paralysie met l’économie mondiale sous pression depuis bientôt trois mois. Le président américain a dû se résoudre à reporter les questions les plus épineuses comme celle du nucléaire iranien à des négociations futures qui ne débuteront qu’après le rétablissement du trafic maritime. Les discussions s’annoncent longues et complexes. « On ne peut pas régler un dossier nucléaire en 72 heures sur un coin de table », reconnaît Marco Rubio, le secrétaire d’État américain. L’administration Obama avait eu besoin de deux ans de négociations avec l’Iran avant de parvenir à l’accord de Vienne de 2015 qui limitait le programme nucléaire iranien.
La guerre a échoué dans son principal objectif
Donald Trump qui l’avait déchiré en 2018 se retrouve contraint de devoir le renégocier après avoir constaté que la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël le 28 février dernier avait échoué dans son premier objectif qui était d’anéantir les capacités nucléaires de l’Iran.
Le temps presse pour le président américain qui veut mettre fin aux hostilités avant le coup d’envoi de la Coupe du monde de football le 11 juin aux États-Unis et avant le 250e anniversaire de l’Indépendance américaine le 4 juillet. Donald Trump doit aussi éviter à tout prix d’aborder les élections de mi-mandat en novembre prochain avec un prix du gallon d’essence à 4,55 dollars (1,03 euro le litre), alors qu’il promettait de le faire tomber à 2 dollars (0,45 euro le litre).
2026-05-25 19:00:00
