vendredi, mai 8, 2026
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La censure évitée, la bataille du budget débute à l’Assemblée


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Depuis sa mise en place il y a une semaine, le gouvernement Lecornu II clame un seul objectif : doter la France d’un budget 2026. Et cette tâche, qui ne s’annonce pas simple, va débuter sa première étape ce lundi. La commission des Finances de l’Assemblée nationale va en effet commencer à examiner le projet de budget de l’Etat.

Après l’échec de la censure du gouvernement minoritaire de Sébastien Lecornu, les groupes politiques ont l’intention d’amender en profondeur le texte jugé insatisfaisant, préfigurant des échanges électriques entre un socle commun fracturé, une gauche traversée de tensions et une extrême droite favorable à une union des droites.

La France inquiète l’agence de notation S&P

Vendredi, une autre donnée s’est ajoutée au tableau : l’agence de notation S&P a annoncé abaisser d’un cran la note de la France, invoquant une incertitude « élevée » sur les finances publiques, et ce « malgré la présentation cette semaine du projet de budget 2026 ».

Pour l’année prochaine, le gouvernement ambitionne un effort global d’une trentaine de milliards d’euros, entre nouveaux prélèvements (14 milliards) et économies de dépenses (17 milliards) afin de ramener le déficit public à 4,7 % du PIB. Il accepterait d’assouplir cet objectif jusqu’à « sous 5 % » pour permettre des compromis.

Le PS veut la taxe Zucman

De lundi 9 heures à mercredi soir, la commission des Finances se penchera sur la première partie du projet de loi de finances (PLF), celle consacrée aux recettes, pour une arrivée prévue vendredi dans l’hémicycle et un vote solennel le 4 novembre. Suivront l’examen des dépenses, puis le Sénat. Le gouvernement a promis de laisser le dernier mot au Parlement, renonçant à l’article 49.3 de la Constitution. Les élus disposent en tout de 70 jours pour examiner le PLF à compter du dépôt du texte à l’Assemblée nationale le 14 octobre, soit jusqu’au 23 décembre, avec une promulgation avant le 31 décembre.

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La gauche compte défendre « la même volonté de corriger un budget très injuste », a déclaré le patron du PS, Olivier Faure, qui a évité la censure au gouvernement en contrepartie d’une suspension de la réforme des retraites. Les socialistes ont déjà annoncé qu’ils déposeraient un amendement au PLF prévoyant la mise en place d’une taxe Zucman, rejetée par le Premier ministre. Cette taxe prévoit de faire payer aux 1.800 contribuables ayant au moins 100 millions d’euros de patrimoine un impôt minimum de 2 % de ce patrimoine, y compris professionnel.

Au Rassemblement national, on promet de « se battre pied à pied pour protéger les Français ». « Article par article, amendement par amendement […] on fera le maximum pour éviter la casse, les taxes, les sacrifices », a prévenu le député Jean-Philippe Tanguy.

Alors que le camp gouvernemental appelle au compromis, au total, environ 1.800 amendements ont été déposés par les députés. Mais l’irrecevabilité d’une partie d’entre eux pourrait en réduire le nombre.



2025-10-20 03:08:30

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