vendredi, juin 26, 2026
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Justice. Dix mois de sursis requis contre le médiatique porte-voix des Ehpad


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Connu bien au-delà de l’Ardèche, Danny Forster s’est imposé ces dernières années comme l’une des figures les plus médiatiques des Ehpad, dénonçant le manque de moyens, en pleine crise sanitaire. Cette fois, il n’espérait pas la lumière « pour la sérénité des débats ». Or, le huis clos lui est refusé par le tribunal judiciaire de Carpentras, ce jeudi 25 juin. L’audience porte sur des menaces de mort répétées, de la violence (sans incapacité) et du harcèlement qu’il aurait commis à l’encontre de son ex-compagnon et salarié, trentenaire, domicilié à l’époque à Lapalud dans le Vaucluse. Trois épisodes de violences sont exposés au cours d’une relation intime, entre 2024 et 2025 : jet d’objets, coup de poing, griffures et morsures.

« La fleur, je la déposerai sur ta tombe » ou, « je vais t’envoyer la DZ Mafia lol »

L’ancien directeur de l’Ehpad public aurait passé à son ex des centaines d’appels et envoyé des messages menaçants, parfois de mort, très directs : « je vais t’envoyer la DZ Mafia lol » ou plus imagés, comme « La fleur, je la déposerai sur ta tombe ». Pourtant, au tribunal, il nie et invoque « les demandes incessantes d’argent à laquelle je répondais par carence affective ». Avant de divaguer sur la canicule et les seniors…

Le président du tribunal recadre et veut préciser la nature de la relation, éventuelle circonstance aggravante : « êtes-vous en couple ? » Le prévenu concède « des sentiments forts dans le cadre de rapports sexuels ». « Êtes-vous là par erreur ? », rétorque Me Béatrice Zavarro qui représente la partie civile, s’appuyant sur « la persistance de la téléphonie ». « Je suis cité… Mais par respect pour la victime, je n’ai pas déposé plainte auparavant » dit M. Forster, regardant son trio d’avocats.

« Sauf qu’à lui, on ne dit jamais non »

Entourée par de nombreux proches, la victime confie une emprise et nie les intérêts financiers : « On n’en parlait pas à l’Ehpad, mais on est officiellement ensemble. Sauf qu’à lui, on ne dit jamais non [..] Il avait la notoriété, l’argent, les relations haut placées et ce sont mes proches qui m’ont soutenu pour porter plainte. » Une fragilité que pointe le ministère public, « ça aurait pu finir en suicide… ou en homicide » qui requiert dix mois de prison avec sursis. Me Zavarro elle, demande que le tribunal entre en voie de condamnation. En revanche, la défense plaide la relaxe et remet à la fois en cause, l’authenticité des captures d’écran et le sérieux des liens entre ses deux hommes. « Il s’agit de paroles de rupture, il manque l’élément intentionnel pour caractériser les faits de menaces de mort », évoque Me Michaël Bellée. Le délibéré sera rendu le 27 juillet.



2026-06-25 21:49:00

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