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De notre envoyé spécial à Anterselva,
Le biathlon tricolore règne sur le monde, avec son meilleur total olympique (7 médailles à Pékin 2022) déjà égalé à mi-parcours. Ce samedi, les nouvelles médailles d’Océane Michelon (argent) et de Lou Jeanmonnot (bronze) ont encore démontré à quel point la France et la Norvège sont au-dessus du lot à Anterselva.
Bluffante pour la première course olympique de sa jeune carrière (à 3,8 secondes de l’or), Océane Michelon symbole cette densité d’un groupe tricolore dans lequel la confiance semble contagieuse. Après tout, Camille Bened (6e de l’individuel avec une ultime balle fatale pour le podium) et Emilien Jacquelin (4e à 3 dixièmes du bronze sur le sprint) auraient pu encore élargir cette folle collection.
Non qualifiée pour la poursuite de dimanche
Un remarquable tableau qui souffre d’une seule grosse déception : les Jeux de Justine Braisaz-Bouchet sont jusque-là un véritable calvaire. Non retenue pour le relais mixte remporté par les Bleus, la Savoyarde a lancé ses JO avec un chemin de croix sur l’individuel (80e sur 90 biathlètes, avec un 12/20 au tir). Devait-on opter pour la thèse du jour sans ?
L’actuelle 9e de la Coupe du monde a à peine fait mieux ce samedi, avec une 62e place (6/10 au tir) synonyme d’un camouflet inattendu : elle manque la qualification pour la poursuite de dimanche, qui réunit les 60 premières du classement. Interrogée sur l’état d’esprit de sa copine, Lou Jeanmonnot a fait court : « J’ai pu discuter un peu avec elle mais c’est personnel. Si elle veut vous en parler, elle le fera ».
Elle était déterminée à jouer une médaille
Sauf que ni Justine Braisaz-Bouchet, ni l’entraîneur du groupe féminin Cyril Burdet n’est venu évoquer avec les médias cette première partie de Jeux ultra-délicate pour elle. Interrogée par 20 Minutes, la Norvégienne Ingrid Tandrevold a bien repéré que la Française était dans le dur : « Nous étions toutes les deux très déçues par notre individuel, dans lequel nous avions mal tiré. Là, je suis vraiment triste de voir que ça a encore été une mauvaise journée pour elle. Je sais ce qu’elle ressent : quand vous avez des problèmes de confiance, il est très difficile de rebondir ».
Le 5 février, soit la veille de la cérémonie d’ouverture de ces JO de Milan-Cortina 2026, l’intéressée expliquait : « J’ai besoin de m’isoler, je vais très peu dans les médias, je ne suis pas sur les réseaux sociaux. Je me concentre exclusivement sur le sportif. On a une équipe ambitieuse et je vais saisir les opportunités, à chaque fois que j’en aurai une, pour essayer de décrocher une médaille ».
Toujours « la reine de la mass-start » ?
Neuf jours plus tard, le constat est suffisamment inquiétant pour qu’on se demande si Camille Bened ne serait pas un meilleur choix pour participer au relais féminin puis à la mass-start finale. Parce que l’adresse au tir démontrée par les deux biathlètes est opposée (19/20 pour Camille Bened sur l’individuel). Mais aussi car Justine Braisaz-Bouchet a peiné sur son point fort, les temps de ski, certes à relativiser puisque sa maladresse sur le pas de tir a vite condamné ses espoirs de médaille.
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Ingrid Tandrevold a son avis sur une partie du débat : « Je suis certaine que Justine va rebondir pour la mass-start. Elle est la reine de la mass-start, la championne olympique 2022 de ce format ». Difficile en effet de se passer d’une tenante du titre, même en apparence hors du coup depuis l’arrivée en Italie. Le staff tricolore a encore trois jours pour trancher sa composition de relais.
2026-02-14 18:08:02
